Livres et vous, livres émois

Jeunes auteurs originaux et talentueux, venez découvrir leurs livres.

18 octobre 2007

L'amitié

L'AMITIE

Je la cultive en mon jardin

Lui apportant quelques soins

Jamais plus que de besoin

Ce n’est pas un plant anodin

Entretenir avec quelque raison

Laissant pousser à son gré

Même si parfois on maugrée

Çà dépend bien sûr des saisons

Elle se développe sans bruit

Au fil du temps qui passe

Quelquefois elle vous lasse

Vers d’autres terres elle s’enfuit

Une autre la remplace un jour

Sans savoir pourquoi au juste

Elle en devient robuste

Et vous apporte son concours

Leur durée est variable

Des mois ou des années

Peut-être un jour se fanner

Et disparaître de la table

Savoir séparer le bon grain

Et vite rejeter l’ivraie

Seule est belle la vraie

Celle qu’on vit avec entrain

L’expérience est un ferment

Que chaque homme a en soi

Avec lequel il assoit

La culture du sentiment

Mais quelle est cette espèce

Aussi résistante que fragile

A qui je donne asile

Avec joie et délicatesse

Elle est multiple

Et se répand à l’envie

Tout au long d’une vie

Au hasard des périples

Ne poussant jamais à moitié

Sa fleur entre mes mains

Encore avec elle demain

Je cultive le temps de l’amitié         

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11 septembre 2007

Pour les yeux de Jade

Pour les yeux de Jade

Dans tes yeux l’océan

Toi l’île mystérieuse

Aux mimiques rieuses

Assise sur ton séant

 

Tu contemples l’horizon

Quand fouette la vague

Indocile tu me dragues

Et je perds la raison

 

Dans tes yeux profonds

Toi le nouveau continent

Tu joues aux sentiments

C’est gagné et je fonds

 

Regarde mes chaussures

Elles ont dansé l’amour

Lorsque tombe le jour

Dans un souffle je susurre

 

Maintenant  ton regard

Qui dévore le monde

Et qui scrute à la ronde

Fatigué louche et s’égare

 

Tu dors d’un sommeil léger

Emmène moi sur ton île

D’Ariane je veux être ton fil

De ton voyage le passager

 

Dans la ronde des heures

Vient celle du réveil

Tu es là petite merveille

Enfouie dans nos cœurs

 

Encore des découvertes

Une grimace et un sourire

Puis un éclat de rire

Le personnage déconcerte

 

L’océan a pris tes couleurs

Pour un nouveau jour

Il balise le parcours

Vers l’ île aux  mille fleurs

 

Et là au milieu de la rade

Brille une toute petite chose

Petit être née dans une rose

Sous les reflets c’est Jade

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08 septembre 2007

Citoyen de …

Citoyen de …

Un jour j’appris que la terre était ronde

Montagnes lacs océans rien n’était rond

Des années réfléchir et se lever d’un bond

Maintenant c’est sûr l’univers est mon monde

 

Et puis j’ai voyagé en des lieux surprenants

Recherchant des racines rencontrant des cultures

Les yeux équarquillés j’ai reçu en don la nature

Maintenant c’est sûr le monde est mon continent

 

Aux hasards de ma vie j’ai construit mon habitat

Entre deux histoires d’amour je suis né ici

Destinée qui offre de singuliers raccourcis

Maintenant c’est sûr l’Europe est mon état

 

Alors que patiemment le temps me ride d’âge

Une envie me prends c’est la route buisonnière

Quelque endroit ou aujourd’hui ressemble à hier

Maintenant c’est sûr la France est mon village

 

Le voyageur fatigué emprunte les sentiers

Connaissant tous les arbres toutes les fleurs

Ses souliers se sont usés aux marches du bonheur

Maintenant c’est sûr le village est mon quartier

 

On se veut plus proche il faut garder raison

On réduit ses espaces en se nappant d’intimité

Il est des lieux cachés ouverts que pour les invités

Maintenant c’est sûr le quartier est ma maison

 

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Oreilles de mer

Oreilles de mer

Entends-tu le calme de la mer

L’immensité de silence et d’eau

Sans un bruit sur les flots

Apaisante étendue océane

Où les esprits défunts planent

Laissant des souvenirs amers

Entends-tu le réveil de la mer

Le doux clapot des vagues

Au vent du large divaguent

Secouant les bateaux amarrés

Lorsque monte la marée

Autre jour sur la terre

Entends-tu la colère de la mer

Sur les rochers les déferlantes

Brisent les épaves mourantes

Au désespoir et à la rage

A s’employer au sauvetage

A terre pleurent les mères

Entends-tu le sommeil de la mer

Lorsqu’elle dort assouvie reposée

Calme en ses flots apaisés

La terre panse ses plaies endolorie

Sur le pont les marins rient

Mains de velours et gants de fer

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07 septembre 2007

Je veux

Je veux

Je veux du soleil à croquer les noisettes de tes yeux...

Je veux des larmes de joie à briller ensoleillées

Je veux un sourire à éclairer ton visage d'espoir

Je veux des nuits et des jours à y croire

Je veux du bleu à peindre ta vie au delà de l'horizon

Je veux ta peau à égrener la beauté des saisons

Je veux l’abandon à te tendre mes mains

Je veux de l'amour à rassasier toutes tes faims

Je veux des flammes de sentiments à nos veillées

Je veux un miroir à refléter la voûte des cieux

Je veux des joies à proposer en jeux

Je veux des étoiles à poser dans ton ciel

Je veux des rivières à voguer en ta compagnie

Je veux des plumes à construire ton nid

Je veux des éclats de rire à partager ensemble

Je veux le tonnerre à écouter ton cœur qui tremble

Je veux du blanc à peindre tes draps

Je veux des verbes à inventer l’eccetera

Je veux une ruche à y goûter ton miel

Je veux du bonheur à regarder tes yeux

Je veux de la tendresse à placer sur ton épaule

Je veux des astres à inonder ton visage

Je veux des perles de sueur à transpirer de toi

Je veux une porte à ouvrir sous ton toit

Je veux une bouche à aimer aux chandelles

Je veux une colombe à suivre à tire d’ailes

Je veux du noir à cacher les heures sombres

Je veux me confondre à l’ombre de ton ombre

Je veux un chemin à découvrir ta fleur de l’âge

Je veux de la vie à partager comme une obole

Je veux un impossible à formuler en vœu

Je veux une galaxie à contempler ton immensité

Je veux des océans à rejoindre la sirène

Je veux une île à te couronner reine

Je veux des mots à prononcer vers ton cœur

Je veux du sang à écrire les heures

Je veux un arc en ciel à te peindre l’amour

Je veux un nuage à te protéger toujours

Je veux un grain de folie à te boire à satiété

Je veux une histoire sans fin à réciter à deux

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31 août 2007

Les Amants et le Voyeur

Les Amants et le Voyeur

L’homme regarde sa montre

C’est le temps de la rencontre

S’égrène l’amour à la pendule

De sa démarche qui ondule

Le voyeur est aux loges

Ne perdant pas une minute

Il grimpe sur la butte

Prêt lorsque sonne l’horloge

En chœur sonnent les carillons

Tic tac dans sa poche l’oignon

Bat aussi fort que sa poitrine

Quand s’approche la ballerine

Passant en mouvement perpétuel

Tu cours pour un centième

Tu perds pour un millième

L’espace temps est ton rituel

Une démarche en balancier

Un regard bleu d’acier

L’homme défaille une seconde

Son esprit coquin vagabonde

Le voyeur entends la cloche

Il est là depuis des lustres

Appuyé sur la vieille balustre

Seul les mains dans les poches

Sombre sur le cadran solaire

L’ombre de l’amour les éclaire

Les grains de bonheur au sablier

Cernent leurs coeurs pour les lier

Il voit depuis des décades

Les amoureux et leurs facettes

Il connaît toutes les recettes

Caché derrière les palissades

L’homme et la femme pleurent

La pendulette sonnent l’heure

Les étreintes laissent des marques

Il faut que rien ne se remarque

Le voyeur et son horloge atomique

Ont perdu un peu de leur temps

Il n’ont vu que le vent emportant

Au loin deux silhouettes cosmiques

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19 août 2007

Artistes

Artistes



D’expression en souffrance
De souffrance en délivrance
Le combat est un art
L’art est le départ

Le musicien face aux notes
En douleur prend note
Pour offrir sa mélodie
Aux prouesses hardies

De douleur en création
De création en finition
L’œuvre a un destin
Son destin est butin

Le peintre devant sa toile
Avec pudeur se dévoile
Par l’esquisse d’un trait
Le tableau révèle ses attraits

De la folie à l’étouffement
De l’étouffement à l’accomplissement
La foi en son travail
Travail vaille que vaille

L’écrivain sur sa feuille
Solitaire se recueille
Devant son ouvrage
Bientôt libéré de sa cage

De l’excès à l’épure
De l’épure la plus pure
La forme est une épreuve
L’épreuve fait ses preuves

Le sculpteur palpe son modèle
Chair et terre se mêlent
Ses mains sont ses yeux
L’exercice est périlleux

La discipline est maîtrise
La maîtrise bien apprise
Le pouvoir est l’esthétique
L’esthétique est magnifique

Le danseur exprime son corps
Seul ou en corps à corps
Pirouettes et entrechats
Avec la souplesse du chat

La sensibilité est artiste
L’artiste est un équilibriste
Sa vie tenant à un fil
Fil dont l’écheveau défile

Les artistes sont éponges
Absorbant tout en songe
Reflets de nos cœurs
Ou jardin des pleurs

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22 juillet 2007

Cloches de Campagne

CLOCHES DE CAMPAGNE

                                     

Dans ce halo j’entrevois sous la lumière blafarde

Un regard qui se perd dans la nuit et fabule

L’esprit qui s’éveille en sortant de sa bulle

Dans la clarté retrouvée le village se farde

Un matin qui l’habille d’une cape de rosée

Dressé fier et massif recouvert de mystère

Clocher qui voit les hommes genoux en terre

Réciter la meilleure prière peu souvent exaucée

Cloches gardiennes des heures et des destins

Offertes en présent aux oreilles impies

Avec pour le repos ou la méditation quelque répit

Avant de sonner au creux des bois le réveil des lutins

Un passé qui revit aux rythmes des saisons

Choisissant les frontières en s’accordant aux vents

Le son des villageois là au soleil levant

Parcourant la contrée de collines en vallons

Leur bronze s’est forgé aux degrés de l’histoire

Mécréant imagine un moment et prêtes leur l’oreille

Pour deviner dans la mélodie sans pareille

Ecoutes les chanter leur chanson du terroir

Un jour triste et l’autre gai sans vouloir choisir

Du soir d’hiver cafard lorsque cesse l’envie

Au matin de printemps quand parait  la vie

Immobiles et altières elles dominent et se mirent

Aux larmes d’émotions et aux sanglots émus

Elles ajoutent à  l’être le temps de la solennité

Humblement exister peut être pour une éternité

Ecrire la page aux couleurs de l’instant si menu

Sonnez sonnez sonnez encore cloches compagnes

Bourdons ou carillons occupant l’espace et le temps

Qu’encore villageois ou citadins portiez pour longtemps

La vibration des sons des cloches de nos campagnes

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18 février 2007

X ou la quête

J'ai écrit ce texte en 2001, c'était un peu pour exorciser quelques démons...Depuis, l'actualité l'a douloureusement rattrapé. Je ne vous en dirai pas davantage, le texte suffit.

X ou la quête

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L’homme est fils de mystère

La vie façonne ses secrets

Par mille détours discrets

En chape de plomb austère

Longtemps ils cherchent

Courant après les choses

Trouvant les portes closes

Pour leur tendre la perche

Eux voyageurs sans histoire

Recherchent le grand livre

Jusqu’à finir par tituber ivres

Closes sont les mémoires

Certains les nomment racines

Çà permet un solide ancrage

De vérité face au mirage

Retrouver son sang fascine

On peut en toute humilité

Offrir sa petite expérience

Et aussi ses longs silences

Gardiens muets d’intimité

De blessures d’enfance

Coups de bleus à l’âme

On se brûle à la flamme

Testant nos souffrances

Si au bout du compte

Il n’y a pas de découverte

Seules cicatrices rouvertes

Egrènent le décompte

La brebis animal égaré

Poursuit sa fuite éperdue

Tant d’illusions perdues

A quoi bon se bagarrer

Sont là pieds et poings liés

Prisonniers de leur destinée

Courant des chemins minés

Chiens perdus sans colliers

Parfois on se découvre

Une famille toute neuve

Mais ils n’en peuvent

Ces cœurs qui s’entrouvrent

Leurs douleurs sont muettes

Ils cachent honteux leur passé

Comme un vieux jouet cassé

Qu’on oublie et l’on jette

Vos suppliques résonnent

En quête de votre identité

Vous cherchez une vérité

Vous enfants de personne

Sur le fond des années

La boue sale est posée

Sans savoir vous osez

Remuer la fange en apnée

Qui pourra vous comprendre

Sans voir verser vos larmes

Et si vous prenez les armes

C’est seulement pour apprendre

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18 décembre 2006

Hiver au Logis des Fées

***Hiver au Logis des Fées***

Nous marchons dans la forêt

A la rencontre du bonheur

La neige est en fleur

Le fond de l'air est frais

Nous allons à la conquête

D'un chemin initiatique

Sur une sente désertique

Foulée par nos raquettes

Nous cherchons notre voie

Au recoin de nos âmes

Le froid vole des larmes

Le givre laisse sans voix

Nous prenons chaque pas

A l’ami qui est devant

Nous protégeant du vent

Comme ailleurs le sherpa

Nous allongeons la foulée

Le cœur tape plus fort

A en perdre le nord

Musclant dur les mollets

Nous épousons la montagne

La mariée est en blanc

Voilà nous publions les bancs

Et nous prenons compagne

Nous t’invitons au bal

Là haut au logis des fées

L’hiver mets ses plus beaux effets

Notre hôte réchauffe la salle

Nous approchons du refuge

Se mélangent le ciel et les hommes

Brise et brume sont la somme

Des efforts qui nous usent

Nous sortons de la forêt

C’est que du bonheur

Toute la neige en pleure

Et on est plus très frais

Nous croquons les sommets

D’une blancheur immaculée

Devant nous le Rognolet

Il est beau comme jamais

Nous rêvons d’une nuit fleur

La montagne au clair de lune

Cache ses cîmes sous la lune

C’est du plaisir dans nos coeursIMGP1761bis

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