25 novembre 2009
HOI AN
HOI AN

Les larmes du soleil
Brillent sur tes murs
La perle la plus pure
S’est détachée du ciel
Sur ton pont japonais
Ou au fond des ruelles
A l’abri des ombrelles
Des idylles sont nées
Passant d’un jour
Le regard du touriste
Captant une ombre triste
S’égare dans tes cours
Dans la moiteur du soir
A la lueur des lampions
L’enfant au lumignon
Est le porteur d’espoir
Pour la silhouette brune
En attendant le jour
Un clin d’œil à l’amour
Un sourire à la lune
Le temps a pris grand soin
A la patine de l’age
La beauté comme gage
Les siècles pour témoins
Le lotus est en fleur
Il frémit sur les eaux
Prêt à s’offrir en cadeau
Passeport du bonheur
Adieu hoi an
Vaisseau fantôme
Où s’arriment les hommes
Pour y forger ton âme
24 novembre 2009
Femmes Afghanes
j'ai écrit ce texte en 2001, il est toujours actuel; mais je crois encore plus aujourd'hui que la transformation en profondeur dans les sociétés tribales ne peut venir que de la Femme...
FEMMES AFGHANES
Fléau et honte de cette humanité
Avec vain prétexte de fanatisme
Croyances révolues obscurantisme
Souffrances drapées uniformité
Cœurs et chairs femmes afghanes
Désir et beauté ont fuis vos visages
Désespérance encrée à vos rivages
Qu’ont-ils fait belles persanes
Perdues couleurs du raffinement
L’art a quitté son berceau oriental
Destruction et néant en délire total
Pourquoi ce tortueux cheminement
Elles ont laissé leurs beaux effets
Pour vivre nues derrière les grilles
Leurs âmes tristes sont en vrilles
L’intégrisme assène ses méfaits
Ils revivent des passés médiévaux
Fragiles et fortes dans leur camisole
Qui du monde par contrainte isole
Elles rêvent au galop des chevaux
En songe loin elles se profilent
Fuyant et jetant leurs détresses
Telle Ariane dans leur forteresse
De l’écheveau elles suivent le fil
Luttant habilement contre l’ignorance
Avec certitude passion et flamme
Le courage est la vertu de ces femmes
Puisant en solitude force et résistance
Derrière leur dur grillage de barbelé
Elles pensent à la soie et la dentelle
Pour redevenir enfin belles et telles
Beautés maquillées aux fleurs de lait
Belles Persanes aux doigts de fées
Où sont vos chefs d’œuvres en lacis
Paysannes dans la fraîcheur des oasis
Oublierez vous un jour leurs méfaits
Vous êtes la création et l’énergie
Ils sont les geôliers de leur prison
Vous êtes gardiennes de la raison
Ils sont la nuit la fin de la bougie
Votre guerre s’appelle la vraie vie
L’espoir guide et éclaire votre regard
Vous l’abordez sereinement sans fard
En construisant peu à peu vos envies
Esclaves des fous femmes afghanes
Ah non seulement des prisonnières
Malgré l’habit droites fières et altières
Comme vos mères belles persanes
Avec l’appui de chaque cœur qui bat
Femmes avec vos corps et vos mains
Vous façonnerez et construirez demain
Lumière et liberté sont votre combat
31 août 2009
Les chevaux modernes
Ils
suivent des arbres la vôute
L’allure
fière et conquêrante
Avec
désirs qui les hantent
Se
croyant seigneurs sur les routes
Ils
ont la culture du paraître
Un
monde d’us et coutumes
Domaine
des enfants du bîtume
Au
volant ni dieu ni maître
Cheveux
au vent grisés ils roulent
Subjugués
pour l’amour d’une belle
Bravant
les interdits esprits rebelles
Destinées
à grande vitesse se déroulent
L’insouciance
est leur jeunesse
Le
volant les contours de leur vie
Leurs
limites sont leurs envies
La
griserie est leur maîtresse
Chaque
génération a ses icônes
Eux
ils ont le culte de la bagnole
Un
tas de ferraille qu’ils fignolent
Par
tous moyens même la braconne
Joueurs
et fanfarons ils défient
Le
copain l’ami l’adversaire
Ils
sont les nouveaux corsaires
Fonçant
regards vides et yeux bouffis
Les
preux chevaliers de l’asphalte
Dominent
le monde dans l’habitacle
Faisant
fi des règles et des obstacles
Seule
la fin du voyage est leur halte
Fiancés
du danger ils friment
Satan
guette à la croisée du chemin
La
faucheuse les poussant vers demain
Au
radeau de la mort ils s’arriment
Les
rescapés pleurent sur le passé
Sur
leurs amis prisonniers du filet
Quelques
secondes ou l’on voit défiler
Sa
courte vie au risque de trépasser
Quand
se dissipe l’écran de fumée
Soudainement
le lourd rideau tombe
Hagards
ils vont fleurir les tombes
Les
relents du festin ont un âcre fumet
20 juillet 2009
LE CHEMIN DES ETOILES
Le chemin des étoiles
Cette nuit j’ai découvert
Un monde s’est ouvert
J’ai soulevé les voiles
Couvert de tant de choses
J’admire les fleurs en mosaïque
Une contrée magique
Avancer d’un pas je n’ose
Un panneau de blanc satin
Protège la lourde porte
Sur le seuil nulle escorte
Seule brille la rosée du matin
Formant un cortège émouvant
La pluie m’offre ses perles
Qui en myriades déferlent
J’avance sous le vent
Sur ce chemin de paradis
Chaque instant est bonheur
Avec une touche de pudeur
Là derrière un rideau d’organdi
Un souffle sur le voile
Et se découvre l’ingénue
Beauté déposée toute nue
Peinture divine sur sa toile
Le zéphyr dans sa chevelure
La buée dans ses yeux
Et d’autres replis soyeux
Ont percé mon armure
Alors j’ai voulu de mes mains
Toucher à ce divin trésor
Mais étrange coup du sort
Elle disparut soudain du chemin
Au chemin des étoiles
Depuis ce jour je rêve
Ému le temps se met en grève
Quand vénus se dévoile
13 juillet 2009
LES SENS
Les sens
Constructeur artisan du demain
Matière brute sculpteur de l’éphémère
L’eau à la bouche goût d’amande amère
Choix de destin brume des chemins
Devin à la lumière des désirs
Noir profil ombre chinoise
Querelleur ombrageux cherchant noise
Emotion à l’ombre des plaisirs
Aspiration sagesse de l’ascète
Voile sur la prudence des anciens
Promesse fidélité du chien
Jouissance nature en fête
Merveilles perles immaculées
Cœur ouvert blancheur de l’aurore
Saisons des jardins rideau de flore
Arc en ciel irradié fruit acidulé
Sentiment couleur rubis
Pureté en espoir vert émeraude
Voies tortueuses trafic en fraude
Femmes en beauté éclats des habits
Emotions en tous sens odeur exotique
Rêveries d’antipodes aurore boréale
Nature généreuse jardin floral
Mousson espérée moiteur des tropiques
Regards croisés éclat du diamant
Agapes amoureuses pureté de cristal
Corps en pluie fleurs aux mille pétales
Danse langoureuse à l’étreinte des amants
Test d’aventure goût de câpres
Convoitise du palais langue gourmande
Solitude des espaces sauvage la lande
Vents des embruns climat âpre
Silence coquillages bruit des vagues
Attraction lunaire océan de marées
Marins en repos pirogues amarrées
Confidences du pêcheur à l’âme du vague
Sensation funambule sur la main les étoiles
Sentiments partagés dans ses bras l’être aimé
A bout de souffle pantin inanimé
Sublime image peinture sur sa toile
04 juillet 2009
NEE UN 4 JUILLET
Petit message personnel à une amie...
Née un quatre juillet
Tu n’étais que quelques lignes
Quelques mots sur un clavier
Le mois pouvait être janvier
Tu tapais et alignais les signes
L’oiseau et le renard argenté
Tel aurait pu être le titre
Mais moi le vieux pitre
Par ton verbe fus enchanté
Qu’importe l’horloge du temps
Il me suffit de ton sourire
Beau miroir où se mirent
L’éclat de tes printemps
L’amitié ce bien précieux
Nous protège et nous arme
Tu brûles d’une flamme
Qui illumine tes yeux
Facétie du calendrier
C’est ton anniversaire
Pour toi ces humbles vers
Amie du quatre juillet
Ma besace cherche les mots
Mon cœur pioche au bonheur
Amour plaisir à toute heure
Plus qu’un vœu un cadeau
29 juin 2009
Au pied des dunes...
Un petit texte pour un soir d'insomnie...
AU PIED DES DUNES
A la croisée des routes
Lorsque s’étend l’ombre
Les pensées sombres
Courbé l’homme doute
Depuis trop longtemps
D’amours de hasard
En filles aux yeux hagards
Il consomme le temps
Tanguent ses tristes nuits
Aux relents avinés
Leurs faces ravinées
Meublent son ennui
Les nuages se déchirent
D’un croissant de lune
S’éclairent les dunes
Parvient l’écho d’un rire
Elle rie à gorge déployée
Surprenant Pierrot fatigué
Un dernier cri pour le narguer
Silence au pays des noyées
Corps échoués main dans la main
Hagards ils se regardent vivants
Un frisson dans le vent
Leurs pas avancent vers demain
Timide le soleil éclaire la plage
La vague se meurt sur les galets
L’amour coquin a pris le relais
Ce matin s’ouvre une autre page
11 juin 2009
VENT DE SABLE
L’inspiration déserte mes mots
L’ombre grise cerne ma plume
Nuit de glace nuit sans lune
Le vent triste agite les rameaux
Je force ma nature insoumise
Vague mourante écume amère
Je pose une ligne éphémère
A marée basse elle se retire
Papier froissé l’humeur vacille
Plume et mots se recueillent
Le cri désemparé de la feuille
Déchire mon tympan sensible
Enfuies les envolées lyriques
Le besogneux prend la place
Puis renonce de guerre lasse
Musicien égaré sans musique
J’attends les vents du large
Un souffle une tempête
Ils redonneront vie au poète
Équilibriste sur son nuage
22 mai 2009
Le mot...
Le mot ?
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Je
cherche sur ma feuille blanche
Depuis
des heures là je planche
A
la recherche du mot précieux
Pour
vaincre un mal pernicieux
Je
crois l’avoir trouvé dans l’instant
Mais
mon choix est encore hésitant
J’aimerais
sortir de l’ordinaire
Exhiber
un joyau de vocabulaire
Rien
n’y fait je tourne en rond
J’attends
comme le vigneron
Que
la récolte soit à maturité
Ou
comme femme la maternité
Surmonter
les affres de la création
Badiner
et s’offrir une récréation
Longue
est l’attente de la délivrance
On
est au stade de l’espérance
Et
soudain un éclair de génie
Une
découverte capitale que je bénis
Mon
cœur au diapason de ma plume
Esprit
et neurônes qui fument
Mon
mot je le sens bien en bouche
Oui
çà peut vous paraître louche
Point
besoin d’inspiration pour ce tour
Je le susurre et le chante c’est l’amour
Un sourire...
Un sourire…
Un
sourire au coin des lèvres
C’est
le début d’une aventure
L’autre
découvrant sa nature
Impuissant
désir qui enfièvre
En
timidité un sourire figé
On
n’ose pas et c’est déjà trop
Tourner
les talons au petit trot
Partir
vite ailleurs se diriger
Il
est des sourires plus francs
Qui
illuminent les berceaux
Joie
des jeunes arbrisseaux
Bonheur
innocent de l’enfant
Complicité
et sourire tendre
Amour
ou amitié c’est selon
Une
mimique qui en dit long
Braises
chaudes sous la cendre
Comme
l’éclair sourire furtif
De
ceux qui gardent le voile
Devant
aucun ne se dévoile
Leur
immense besoin affectif
Plus
religieux le sourire béat
Dispensé
tout benoîtement
Dans
le calme délicatement
Il
est prôné par l’épiscopat
Le
sourire poli plus laïque
Souvent
en forme de dédain
Loge
dans le mépris mondain
L’homo
sapiens est archaïque
Sourires
au coin de tes lèvres
Promesses
de beaux jours
Chauds
et ardents à l’amour
J’en meurs de mille fièvres


