23 mai 2009
QUELQUES VACANCES...

PLUME DE COEUR 2009
CHANTAL DAUMONT...
Plume de coeur 2009 de la Société des Auteurs Savoyards, je vous conseille son site...
Bravo Chantal pour cette récompense bien méritée.
http://www.chantaldaumont.com/
22 mai 2009
CONTES & LEGENDES DU CONGO
J’ai rencontré Marc KOUTEKISSA sur un salon ou nous présentions nos ouvrages. L’homme discret m’a séduit, il m’a présenté avec sobriété les ouvrages de sa maison d’édition. Journaliste et auteur français d’origine congolaise, Marc a entrepris un travail intéressant sur la mémoire africaine. L’Afrique, continent de tradition orale possède des milliers de contes et légendes souvent contés sous les arbres à palabres. Il en existe autant de versions que de citoyens, Marc sélectionne les récits qui lui semblent les plus représentatifs pour les offrir à nos regards. Ce sont des bijoux, où la naïveté le dispute à la profondeur. Parfois on retrouve des histoires que Jean de la Fontaine aurait pu signer, à d’autres occasions cela ressemble davantage à des contes pour enfants. Il y a toujours une morale empreinte de sagesse et le méchant est toujours puni.
J’ai passé un bon moment au sein de ces contrées lointaines que je ne connais pas et j’avoue que ça m’a donné envie d’en apprendre davantage sur mes amis africains.
Merci Marc pour ce moment d’évasion, pour cette fraîcheur des savanes à l’ombre des manguiers…
KOUTEKISSA Marc
CYR Editions
Le mot...
Le mot ?
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Je
cherche sur ma feuille blanche
Depuis
des heures là je planche
A
la recherche du mot précieux
Pour
vaincre un mal pernicieux
Je
crois l’avoir trouvé dans l’instant
Mais
mon choix est encore hésitant
J’aimerais
sortir de l’ordinaire
Exhiber
un joyau de vocabulaire
Rien
n’y fait je tourne en rond
J’attends
comme le vigneron
Que
la récolte soit à maturité
Ou
comme femme la maternité
Surmonter
les affres de la création
Badiner
et s’offrir une récréation
Longue
est l’attente de la délivrance
On
est au stade de l’espérance
Et
soudain un éclair de génie
Une
découverte capitale que je bénis
Mon
cœur au diapason de ma plume
Esprit
et neurônes qui fument
Mon
mot je le sens bien en bouche
Oui
çà peut vous paraître louche
Point
besoin d’inspiration pour ce tour
Je le susurre et le chante c’est l’amour
Un sourire...
Un sourire…
Un
sourire au coin des lèvres
C’est
le début d’une aventure
L’autre
découvrant sa nature
Impuissant
désir qui enfièvre
En
timidité un sourire figé
On
n’ose pas et c’est déjà trop
Tourner
les talons au petit trot
Partir
vite ailleurs se diriger
Il
est des sourires plus francs
Qui
illuminent les berceaux
Joie
des jeunes arbrisseaux
Bonheur
innocent de l’enfant
Complicité
et sourire tendre
Amour
ou amitié c’est selon
Une
mimique qui en dit long
Braises
chaudes sous la cendre
Comme
l’éclair sourire furtif
De
ceux qui gardent le voile
Devant
aucun ne se dévoile
Leur
immense besoin affectif
Plus
religieux le sourire béat
Dispensé
tout benoîtement
Dans
le calme délicatement
Il
est prôné par l’épiscopat
Le
sourire poli plus laïque
Souvent
en forme de dédain
Loge
dans le mépris mondain
L’homo
sapiens est archaïque
Sourires
au coin de tes lèvres
Promesses
de beaux jours
Chauds
et ardents à l’amour
J’en meurs de mille fièvres
19 mai 2009
Feux d’artifices
La
foule se presse dans la nuit
Un
bruit sourd de tonnerre
Tremblent
les gens et la terre
L’espoir tout en haut luit
Venu le temps du sacrifice
Main dans la main médusés
Lorsque décollent les fusées
Ma belle quel feu d'artifice
On écarquille les yeux
Le rose monte aux prunelles
A travers cent mille étincelles
Ce soir d’été sera joyeux
Dans
la pénombre des cendres
Lorsque
s’assombrit l’eau
Là
au milieu des bravos
L’amour est au plus tendre
Et puis mouillé est le pêtard
Celui là a fait long feu
Mais eux ils sont heureux
En costume de fêtards
Ah la belle jaune
Oh la belle bleue
n se pique au jeu
Si bien qu’on est aphone
Assis
face à la lune
Les
amoureux sont en émotion
Ils
traversent des sensations
L’amour cherchant fortune
Soudain surgit un arc en ciel
Le son d’une cavalcade
Qui se transforme en pétarade
Aux couleurs du soleil
Des parcelles jaillissent en myriades
Une pluie sous la fontaine
Tient les spectateurs en haleine
Un moment fort de la parade
Finis
les feux de bengale
C’est
la fin du banquet
Tant
attendu le bouquet
En apothéose sera final
18 mai 2009
MASTICATION
Mastication…
Proposé par
l’AEL & le Collectif Culturel Avant Pays Savoyard
Voilà un titre qui pourrait
laisser notre imagination vagabonder vers un tout autre sujet que celui de la
pièce interprétée par la compagnie girondine Duodélire…cela aurait pu s’intituler « Mémoires d’outre-tombe, A tombeau ouvert ou Le dialogue des
morts vivants »
Plantons donc le décor :
Un village de moyenne montagne aux confins du massif de Chartreuse et de l’Avant-Pays Savoyard. Vous êtes au village de LA BAUCHE. Le soleil couchant darde de ses derniers rayons le clocher et le cimetière communal posé à flanc de colline, un bel endroit pour l’éternité.
Un maire dynamique et courageux qui ose ouvrir ces lieux en permettant par le biais du théâtre de faire revivre les défunts. Merci à Roger VILLIEN et à son équipe municipale.
Quelques dizaines de spectateurs dubitatifs dans l’attente du spectacle.
Enfin quatre comédiens prêts à nous emmener dans ce voyage improbable.
L’histoire se déroule de nos jours, elle pourrait s’intituler « Chroniques de mon village », tellement les propos tenus par nos acteurs défunts sonnent juste, tellement ils touchent du doigt les joies et les peines de la vie. Chacun s’exprime en résumant un peu de son existence terrestre et sa fin, il y a de l’émotion, du rire et une approche insolite de l’au-delà.
Cette pièce, tirée de l’œuvre de Patrick KERMANN, adaptée et interprétée par Jean-Marc DRUET et Muriel BOUILLAUD, est jubilatoire car les morts ont beaucoup à nous dire…avec le franc parler de leur époque…Le gardien accordéoniste du cimetière ( Christophe LASNIER) invite le public à le suivre dans un parcours tantôt cocasse ou émouvant…La jeune fille jouée par Frédérique DEMOURS est touchante dans sa folie…Un moment rare auquel j’ai assisté, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec l’excellent ouvrage de mon ami parisien Stéphane NOLHART « Je ne vous voyais pas comme ça ». Ce roman traite aussi de la mort, c’est le combat que se livrent la mort et la médecine depuis l’origine de l’humanité à nos jours. Et bien franchement, lorsque des romanciers et des gens de théâtre osent s’attaquer à un tabou de notre société, vous voyez ça autrement.
Saluons cette initiative qui, dans le respect absolu des lieux et de ceux qui y reposent, a amené le théâtre et la culture au plus près du public.

Muriel BOUILLAUD & Jean-Marc DRUET La Bauche (Savoie)
contact@duodelire.net


