LA MUSIQUE DE L'ASCENSEUR
Comme promis, voici un roman inédit qui sera gratuitement à l'écoute sur :
www.litteratureaudio.com
le 1er février à 18 h 00.
Le texte est aussi disponible gratuitement. Voici le lien :
http://www.litteratureaudio.com/forum/textes/keller-richard-la-musique-de-lascenseur/page-1

à l'écoute de www.litteratureaudio.com
- En ce début d’année, je remercie chaleureusement tous ceux qui ont téléchargés mes œuvres ainsi que celles d’autres auteurs auxquels j’ai prêté ma voix. Je joins bien entendu Carole et Cocotte qui ont enregistrées plusieurs de mes poèmes. A signaler ce mois-ci ma participation à la pièce de théâtre de GASTON, Henry - L'Agence matrimoniale. Une autre pièce écrite par Maurice LEBLANC vous contera une aventure d’Arsène LUPIN.
- Une autre surprise attend les amateurs de roman policier, un roman inédit sera proposé dans les prochaines semaines…
- A signaler que 11 de mes ouvrages figurent dans les 400 meilleurs coups de cœur du catalogue de www.litteratureaudio.com. Je suis fier qu’un petit auteur comme moi puisse rivaliser parmi les 2400 ouvrages du site.
Voici la liste des enregistrements réalisés par mes soins :
- DUGAS, Natacha - Le Chêne
- GASTON, Henry - L'Agence matrimoniale
- KELLER, Richard - Chat perché
- KELLER, Richard - Le Huitième Soleil
- KELLER, Richard - Le Jeu
- KELLER, Richard - Les Deux Bouts de la corde
- KELLER, Richard - Les Orages maléfiques
- KELLER, Richard - Une fleur dans un champ d'herbes
- MOLIÈRE - L'Avare
- SEGUR, Comtesse (de) - François le bossu
Ces ouvrages audio sont gratuits aussi bien à l’écoute qu’au téléchargement au format MP3. Voici le lien :
http://www.litteratureaudio.com/livres-audio-gratuits-mp3/tag/richard-keller
Liste de mes poèmes en ligne :
Lus par Cocotte
- KELLER, Richard - Artistes (Poème)
- KELLER, Richard - Femmes Afghanes (Poème)
- KELLER, Richard - L'Amitié (Poème)
- KELLER, Richard - La Rumeur (Poème)
- KELLER, Richard - Le Choix des armes (Poème)
- KELLER, Richard - Les Chevaux modernes (Poème)
- KELLER, Richard - Si j'étais poète (Poème)
- KELLER, Richard - Sur l'autre versant (Poème)
Lus par Carole
Ici un autre lien permettant d’accéder à toutes mes œuvres présentes sur littérature audio :
http://www.litteratureaudio.com/livres-audio-gratuits-mp3/tag/richard-keller-auteur
La version texte de la plupart de mes écrits est aussi accessible gratuitement sur le site.
BONNE ECOUTE ET LECTURE A TOUS.
LE PREMIER GAG DE 2012
Voici chers amis le premier gag de l’année. Il y a quelques mois, un collègue auteur et éditeur m’a contacté afin d’avoir quelques renseignements sur les salons du livre dans mon petit coin de paradis… Au fil de notre discussion je lui confie avoir plusieurs manuscrits non édités. Alors que je n’étais pas dans une phase de recherche, il me propose de lui envoyer un manuscrit qu’il confiera à son comité de lecture (ça fait professionnel). Quelques semaines plus tard, il me confirme son intention d’éditer cet ouvrage en 2012.
En fin d’année je le contacte et lui pose des questions sur sa diffusion et la ligne éditoriale de sa maison. Il n’a pas aimé…parlant de rupture de confiance et que mon rôle se limite à la signature du contrat…dont acte…Afin d’adoucir la conversation je lui laisse entendre que j’ai probablement été maladroit dans mes propos…Compte-tenu de la teneur de notre conversation, cet éditeur décide d’en discuter avec sa collaboratrice (sic…).
Le 4 janvier, je reçois la proposition de contrat que je vous présente ci-dessous. Bien entendu, les noms et adresses ne figurent plus. Il ne faut pas se jeter en pâture, la prudence s’impose. Ceux qui connaissent le milieu littéraire comprendront. Pour ceux qui ne gravitent pas dans ce milieu, voici les points que j’ai exigés de mon interlocuteur.
- A préciser le titre de l’ouvrage.
- Mentionner les quantités du tirage initial.
- Compléter nom et qualité du responsable de XXXXXX éditions.
- Proposer un délai de parution.
- Absence de prix de vente de l’ouvrage.
- Proposer une remise pour les exemplaires achetés par l’auteur.
- Céder 20 ouvrages à l’auteur à titre gratuit.
- Accorder un pourcentage de 10% sur le prix H.T. de l’ouvrage. (La S.G.D.L. préconisant une fourchette de 8 à 14%).
Bien entendu j’ai proposé à mon interlocuteur de discuter de ces points. Inutile de préciser qu’un email de la part de ce monsieur a mis fin à cette histoire. Je préfère offrir gratuitement mes ouvrages et faire le bonheur des lecteurs plutôt que celui de quelqu’un qui cherche à m’arnaquer…j'ai déjà donné...
Moralité : il y a toujours des personnes à l’affût pour piéger les gogos…le danger venant souvent d'individus inspirant toute confiance...
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CONTRAT D’EDITION
Entre les soussignés
Richard Keller
XXXXXXXXX
XXXXXXXXX
Ci-dessous dénommé l’auteur, d’une part
Et, XXX EDITIONS
XXXXXXXXXXXX
XXXXXXXXXXXX
Ci-dessous dénommé l’éditeur, d’autre part
IL A ETE CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT
Article 1
L’éditeur poursuit à son initiative et sous sa direction l’ouvrage qui lui a été soumis. Il confie à l’auteur traducteur, qui accepte, le soin de traduire en français l’ensemble des textes choisis par l’auteur. L’auteur s’engage à remettre le texte.
L’éditeur se réserve le droit de corriger certaines expressions de la traduction, dans le but d’obtenir une exactitude qui est dans l’intérêt de toutes les parties. Ces corrections se feront avec l’accord de l’auteur.
Article 2
Pour le prix de la cession d’édition consentie ci-dessus l’auteur recevra les droits, 5% sur la vente réelle.
Article 3
Mention sera faite du nom de l’auteur sur la page du titre.
Article 4
Il sera remis à l’auteur 10 exemplaires à l’auteur lors de sa sortie.
Article 5
L’auteur cède à l’éditeur à titre exclusif, qui accepte pour lui-même et ses ayants droit, les droits de reproduction et de représentation afférents à la traduction qui fait l’objet de contrat du présent contrat, à l’exception des droits d’adaptation audiovisuels qui doivent faire l’objet d’un contrat écrit sur un document distinct conformément à l’article 31 nouveau de la loi du 11 mars 1957.
Article 6
Ces droits comprennent notamment celui de reproduire tout ou une partie de l’ouvrage dans des publications périodiques, des éditions universitaires ou populaires.
Articles 7
La présente cession est faite pour avoir effet en tous lieux et pour le temps que durera la propriété littéraire de l’auteur et ses ayants droits, ou représentants, telle que cette propriété est régie par les législations française et étrangères et les conventions internationales, présentes ou futures, y compris les prolongations éventuelles qui pourraient être apportées à cette durée.
Article 8
L’auteur déclare expressément disposé des droits d’éditions cédés par le présent contrat. L’auteur garantit également que son manuscrit ne contient rien qui puisse tomber sous le coup des lois relatives à la diffamation, l’atteinte aux bonnes mœurs ou à la contrefaçon. De façon
Générale, l’auteur garantit l’éditeur contre tout trouble, revendication ou éviction quelconques qui pourraient porter atteinte à la jouissance normale de son droit d’édition.
Article 9
Pour tout litige né de l’interprétation ou de l’exécution du présent contrat, il est fait attribution expresse de juridiction aux tribunaux compétents de XXXXXXXX.
Fait à XXXXXXXXXX, le 03 Janvier 2012
L’AUTEUR
L’EDITEUR
INUTILE DE PRECISER QU'IL NE FAUT JAMAIS SIGNER UN TEL DOCUMENT - C'EST DE L'ARNAQUE
Bonnes Fêtes

ENTENDEZ MA COLERE
Nous travaillons actuellement à un spectacle pluri-disciplinaire. Mon poème « Femmes Afghanes » fera partie des thèmes abordées avec une musique composée et dansée par notre troupe…
Aujourd'hui je vous propose un texte qui interpelle. Mon amie peintre Carole AUBOURG et moi même en sommes les auteurs.
Merci de votre soutien.
Amitiés savoyardes.
Richard KELLER
P.S. Les parties en italique ont été écrites par Carole AUBOURG…les autres par moi-même.
ENTENDEZ MA COLERE
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Je suis petite fille et je t’aime. Je suis petite fille et il m’aime. Il me parle de fleurs et d’amour. Je suis petite fille et j’ai peur. Il me donne un baiser. Je suis petite fille effarouchée et je pleure. Il me caresse et susurre à mon oreille. Je suis petite fille et je tremble. Il promène sa main calleuse. Je suis petite fille et je crie. Il me parle de confiance et de pureté. Je suis petite fille et j’étouffe. Il palpe ma chair innocente |
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Faux pères qui aimez trop vos filles ! |
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Je suis petite fille et je souffre. Il pleure en me disant qu’il m’aime. Je suis petite fille impure. Il recommence chaque jour. Je suis petite fille solitaire aux yeux qui crient. Il me veut sur ses genoux, ses oreilles sont sourdes. Je suis petite fille au cœur emplie de larmes. Il est installé dans la vie, je suis sa chose. Je suis petite fille abandonnée, je ne suis rien. Il m’a dit : ose. |
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Entendez ma colère ! |
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Je suis petite fille au pas lourd. Il ôte mes vêtements. Je suis petite fille au corps sale. Il m’emmène avec lui sous la douche. Je suis petite fille inerte sur sa couche. Il m’a ouvert la bouche. Je suis petite fille nue sur ce lit, je suis douleur muette. Il est nu à mes côtés. Je suis petite fille honteuse. Il m’accuse d’être une mauvaise fille. |
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Faux pères qui aimez trop vos filles ! |
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Petite fille le miroir m’a salit, mon regard fuit. Il joue, je suis poupée. Petite fille j’ai quinze ans. Il aime mon corps qui change. Petite fille j’ai vingt ans, le soleil brûle mes yeux, le froid glace mes veines. Il me force encore et toujours. Petite fille j’ai trente ans, petite fille j’ai des enfants. Petite fille j’ai quarante ans de tourments. Il est plus fort que moi l’incestueux. Petite fille j’ai craquée. Eux, l’inceste a fermé leurs paupières, c’est un mot tabou. Petite fille je veux clore les miennes à jamais. M’évader de ce carcan. Petite fille j’abandonne, je dérive. Petite fille l’arc-en-ciel a quitté mes rivages, je ne sais plus dire papa… |
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Entendez ma colère ! |
WWW.LITTERATUREAUDIO.COM (SUITE)
La belle aventure continue. Après « Hoï An » et « Femmes Afghanes », quatre nouveaux poèmes sont disponibles à l’écoute et au téléchargement gratuit. Je remercie mes deux récitantes qui ont su, chacune à sa manière donner à mes textes vie et sensibilité. Bravo Carole et Cocotte.

Voici le lien pour « Le Passant de Saint-Michel :

Voici le lien pour « Si j’étais Poète » :
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/keller-richard-si-jetais-poete.html

Voici le lien pour « Artistes » :
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/keller-richard-artistes-poeme.html

Voici le lien pour « L’Amitié » :
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/keller-richard-lamitie-poeme.html

Voici le lien pour « La Rumeur » mise en ligne programmée le 04/09/11 18 h 00
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/keller-richard-la-rumeur-poeme.html

Voici le lien pour « Sur l’Autre Versant » mise en ligne programmée le 07/09/11 18h 00
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/keller-richard…-versant-poeme.html

Voici le lien pour « Le Choix des Armes » mise en ligne programmée le 12/09/11 18 h 00
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/keller-richard…es-armes-poeme.html

Voici le lien pour « Les Chevaux Modernes » mise en ligne programmée le 16/09/11 18 h 00
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/keller-richard…modernes-poeme.html
WWW.LITTERATUREAUDIO.COM
Moins présent sur le blog, j'ai le plaisir de vous communiquer un résumé de mes activités. Mes écrits sont désormais disponibles gratuitement sur l'excellent site : www.litteratureaudio.com. Avec plus de 5000 visiteurs uniques par jour, ce site est une référence.
Excellent dis-je! Oui car hormis les élucubrations de votre serviteur, plus de 2000 ouvrages sont à votre disposition sans aucun frais, GRATUITEMENT ET EN TOUTE LEGALITE...La plupart des grands auteurs de la littérature française et mondiale sont enregistrés par des donneurs de voix bénévoles. La qualité du travail fourni vous surprendra.
Voici donc mes ouvrages enregistrés. La majorité est lu par moi-même. Les exceptions concernent mes poèmes récités par des voix féminimes qui ont su apporter plus de tendresse, de sentiment et de vie que je n'en n'aurai été capable. Je pense tout particulièrement à mes amies Carole et Cocotte. J'ai aussi réalisé l'enregistrement d'une nouvelle de Natacha Dugas "Le Chêne", le sujet me parlait tellement que j'ai proposé ma voix pour restituer ses mots. J'ai aussi participé modestement à deux projets collectifs : "L'Avare de Molière" et "François le bossu de la Comtesse de Ségur".
Un lien vous permettra, si le coeur vous en dit de retrouver facilement tous ces enregistrements.
Avec mes amitiés les plus sincères.

Lien vers le poème "Femmes Afghanes" lu par Cocotte

Lien vers le poème "Hoï An" lu par Carole Bassani-Adibzadeh

Lien vers les ouvrages lus par Richard KELLER

Lien vers les ouvrages lus par Richard KELLER

Lien vers les ouvrages lus par Richard KELLER

Lien vers les ouvrages lus par Richard KELLER

Lien vers les ouvrages lus par Richard KELLER

Lien vers les ouvrages lus par Richard KELLER

Lien vers les ouvrages lus par Richard KELLER

Lien vers les ouvrages lus par Richard KELLER
Sécheresse nucléaire
Sécheresse nucléaire
Sec je suis brin d’herbe
Poussière est ma terre
Sèche la nourricière
Abandonné j’étais brin d’herbe
La où mes souvenirs s’égrènent
Le vent mauvais le vent chagrin
S’emporte au loin sème la faim
S’emporte au loin laisse la peine
Le sol est devenu rides
L’homme cet immature
Se meurt avec la nature
Son jouet est aride
Où sont amis et frères
Qui peuplaient les prairies
Aujourd’hui l’homme prie
Pour sauver cette terre
Sec j’étais brin d’herbe
Poussière est mon destin
Adieu rosées du matin
L’horizon est imberbe
Domessin le 23 mai 2011
http://www.litteratureaudio.com/livres-audio-gratuits-mp3/tag/richard-keller-auteur
Plus de 10 000 audio lecteurs pour « Le Huitième Soleil », que dire ?
Tout d’abord un MERCI majuscule, la preuve qu’une autre forme d’expression littéraire existe à condition de proposer une histoire intéressante
A ce jour le petit dernier mis en ligne « Chat perché » est bien parti pour vivre une belle aventure sur http://www.litteratureaudio.com/livres-audio-gratuits-mp3/tag/richard-keller-auteur
Bientôt 4 000 audio lecteurs …
Je répète que les ouvrages sont à votre disposition à l’écoute ou en téléchargement en MP3 G R A T U I T E M E N T…qu’on se le dise !!!
L'HOMME DE KABOUL de Cédric BANNEL
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L’Afghanistan, un pays, une terre ou le citoyen lambda n’appréhende pas les enjeux de la présence occidentale. Près de quatre cents pages plus tard « L’Homme de Kaboul » m’a ouvert les yeux sur les turpitudes de ce monde. Une écriture fluide et nerveuse à la fois m’a emmené dans ces contrées lointaines. Sous forme de roman, Cédric Bannel nous montre ce qu’est la réalité de certains conflits qui agitent la planète. Des personnages attachants, une documentation et une excellente connaissance du terrain font de cette histoire un livre qui interroge. Oui au travers d’Oussama (prénom oh combien célèbre) et de ses collaborateurs, nous pénétrons dans les arcanes de la police afghane. Nous sommes atterrés et souvent surpris par les dégâts engendrés par la cupidité, la bassesse et le pouvoir. Ici le cocktail épouse la rudesse du sol, le poids des traditions et de l’obscurantisme. Ce curieux mélange nous fait approcher au plus près la géopolitique qui secoue cette région. Des intérêts et des enjeux font s’affronter des officines paramilitaires sous couvert de sécurité. Et au milieu de ce marigot nauséabond, un peuple qui souffre, un peuple déchiré, démembré, ou les femmes sont les premières victimes de mentalités moyenâgeuses. Corruption et religion cohabitent harmonieusement sous le regard bienveillant du pouvoir en place. Bref un livre choc, sur un sujet plus près de nous qu’il n’y parait. Cédric Bannel a réussi le tour de force de me faire aimer ses héros, de me donner envie de connaître davantage cette culture et son histoire.
Parution le 3 mars 2011
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Je ne peux terminer ce petit billet sans y joindre ce texte que j’ai écris en mai 2001 :
« Femmes Afghanes »
Fléau et honte de cette humanité
Avec vain prétexte de fanatisme
Croyances révolues obscurantisme
Souffrances drapées uniformité
Cœurs et chairs femmes afghanes
Désir et beauté ont fuis vos visages
Désespérance encrée à vos rivages
Qu’ont-ils fait belles persanes
Perdues couleurs du raffinement
L’art a quitté son berceau oriental
Destruction et néant en délire total
Pourquoi ce tortueux cheminement
Elles ont laissé leurs beaux effets
Pour vivre nues derrière les grilles
Leurs âmes tristes sont en vrilles
L’intégrisme assène ses méfaits
Ils revivent des passés médiévaux
Fragiles et fortes dans leur camisole
Qui du monde par contrainte isole
Elles rêvent au galop des chevaux
En songe loin elles se profilent
Fuyant et jetant leurs détresses
Telle Ariane dans leur forteresse
De l’écheveau elles suivent le fil
Luttant habilement contre l’ignorance
Avec certitude passion et flamme
Le courage est la vertu de ces femmes
Puisant en solitude force et résistance
Derrière leur dur grillage de barbelé
Elles pensent à la soie et la dentelle
Pour redevenir enfin belles et telles
Beautés maquillées aux fleurs de lait
Belles Persanes aux doigts de fées
Où sont vos chefs d’œuvres en lacis
Paysannes dans la fraicheur des oasis
Oublierez-vous un jour leurs méfaits
Vous êtes la création et l’énergie
Ils sont les geôliers de leur prison
Vous êtes gardiennes de la raison
Ils sont la nuit la fin de la bougie
Votre guerre s’appelle la vraie vie
L’espoir guide et éclaire votre regard
Vous l’abordez sereinement sans fard
En construisant peu à peu vos envies
Esclaves des fous femmes afghanes
Ah non seulement des prisonnières
Malgré l’habit droites fières et altières
Comme vos mères belles persanes
Avec l’appui de chaque cœur qui bat
Femmes avec vos corps et vos mains
Vous façonnerez et construirez demain
Lumière et liberté sont votre combat
LE JEU sur WWW.LITTERATUREAUDIO.COM
A CONSOMMER SANS MODERATION C'EST GRATUIT
KELLER, Richard – Le Jeu
Donneur de voix : Richard Keller | Durée : 23min | Genre : Nouvelles
« Je me rappelle le vent du soir s’engouffrant sur les quais de la gare. Je fixe longuement sa démarche chaloupée, ses hanches qui ondulent au gré de ses pas. J’ai pris un ticket aller-retour, j’ai payé cash avec des billets neufs. Je règle avec des coupures propres, non froissées. Je reviens toujours dans la nuit, je préfère, l’absence est plus courte. Je me suis fait une promesse : j’arrêterai mes voyages au solstice d’été. J’aime beaucoup les symboles, il y a des mots qui interpellent, mes favoris sont : équinoxe, parabole, ellipse et bien entendu solstice. Ils véhiculent de la poésie et du mystère. »
ADIEU 2010 ...BONJOUR 2011...
Comme vous l’avez constaté si vous venez fréquemment me faire l’amitié d’une petite visite sur mon blog, je ne me suis pas exprimé beaucoup ici cette année. Les raisons sont multiples, avec au premier rang le besoin de prendre du recul par rapport à mon activité littéraire intense de ces cinq dernières années.
Cette année 2010, riche en péripéties, aura vu la fermeture de la maison d’édition éditant mon roman « Une Fleur dans un Champ d’Herbes ». Ce qui fait qu’à ce jour mes quatre premiers romans sont libres de droits. Le cinquième : « Les Orages Maléfiques » poursuit son bonhomme de chemin aux éditions Volpilière http://www.editionsvolpiliere.com/boutique/romans/9-les-orages.html (excellente petite maison).
Un projet de salon du livre de l’Avant-Pays Savoyard n’ayant pas trouvé de volonté affirmée de la part de nos interlocuteurs, nous avons donc décidé de ne pas donner suite à cette ambition. C’est d’autant plus regrettable que la demande culturelle est forte dans notre petit coin de paradis.
Les flammes de la passion ne s’éteignent pas face à l’orage, les braises couvent sous la cendre, et le feu sacré se ranime à la première brise. Aussi j’ai eu le plaisir de proposer ma voix et mes ouvrages sur le site www.litteratureaudio.com où plus de 1500 ouvrages sont répertoriés. Cette aventure est une réussite et une joie. A ce jour « Les deux bouts de la corde » et « Le Huitième Soleil » sont disponibles à l’écoute et au téléchargement en MP3, cela gratuitement. Plus de 4000 audio lecteurs pour le premier roman et presque 8000 pour le second. De plus :L’institut pour le développement de la qualité dans l’instruction publique” (Institut zur Qualitätsentwicklung im Bildungswesen (IQB), Berlin) m’a sollicité pour insérer mon enregistrement audio du roman « Les Deux Bouts de la Corde » dans une brochure pour les étudiants de niveau Baccalauréat. Après accord de ma part ce projet verra le jour en 2012. J’ai aussi enregistré une nouvelle de Natacha Dugas : « Le Chêne » et mon roman « Chat Perché » sera en ligne en cette fin d’année le 23 décembre à 08 h 00, le père Noël est sympathique en cette fin d’année.
J’ajouterai aux vœux traditionnels, celui de la lecture…Quel que soit le genre ou le support( traditionnel, audio ou numérique) : LISEZ, LISEZ et LISEZ encore, c’est une formidable fenêtre vers d’autres horizons…
Bonnes fêtes à tous et à bientôt.
5 000 AUDIO LECTEURS... ET VOUS???
5000 merci...
Une aventure littéraire ressemble à la traversée d’un océan. Il y a l’euphorie du départ avec l’enthousiasme du marin débutant. Essuyant quelques grains, le frêle esquif vogue. Il hisse les voiles au vent portant. Il croise sur sa route d’autres voyageurs au long cours. Le visage buriné, ils se gardent bien de partager la carte menant vers l’île au trésor. Que nenni, chacun son chemin, chacun son destin.
Moi, j’ai ramé sur des mers incertaines. J’ai essuyé des tempêtes. J’ai rencontré des capitaines Crochet, de ces pirates à l’affût du moindre louis d’or. Mon cuir s’est épaissi et mon cœur endurci. Certains on coulé, leur rafiot trop chargé s’étant abîmé dans la houle. Quid de l’équipage, sauve qui peut…les femmes et les enfants d’abord. Ces flibustiers de pacotille écument les rivages à la recherche du Graal. Ces briseurs de rêves prolifèrent. Pareils à l’Hydre de Lerne, ils se régénèrent alors qu’on croit les avoir terrassés.
Enfin il existe des îlots de bonheur, des terres hospitalières. Littérature audio est un jardin d’Eden, un petit paradis à l’abri des convoitises mercantiles. Une poignée de bénévoles se mobilise autour d’un but commun : offrir sa voix pour permettre à des déficients visuels de profiter de la richesse de notre langue et de la diversité de ses auteurs. Et tout cela gratuitement…Ici pas de nombrilisme, on offre tout simplement. Et dans le strict respect de la loi.
Modestement, j’ai rejoins au printemps dernier cette généreuse équipe. Je suis fier d’en être et d’avoir offert deux de mes ouvrages aux audio lecteurs. Aujourd’hui je suis heureux de vous annoncer que mon ouvrage « Le Huitième Soleil » vient de passer le cap des 5000 audio lecteurs. « Les Deux Bouts de la Corde » en est à plus de 3000. Preuve est faite qu’il existe des alternatives pour exister en littérature et vivre sa passion autrement.
Un grand merci, à ceux qui fréquentent ce site, à ceux qui s’intéressent à mes histoires, et aux initiateurs de cette généreuse idée. Vous êtes tous les bienvenus…
http://www.litteratureaudio.com/
http://livresemois.canalblog.com/
5000 merci...
www.litteratureaudio.com
Plus de 4900 Audio
Lecteurs...
bientôt 5000...
Un grand Merci
à tous...

http://www.litteratureaudio.com/
Huitième Soleil Version Audio
« Le Huitième Soleil » est disponible à l’écoute et (ou) en MP3 ainsi qu’à la lecture sur le site
Voici le lien direct :
http://www.litteratureaudio.com/livres-audio-gratuits-mp3/tag/richard-keller-auteur
Comme mon précédent roman « Les deux bouts de la corde », cela en toute gratuité…l’enregistrement a été réalisé par mes soins… Un énorme merci aux 1900 internautes qui, depuis le 18 mars m’ont fait l’amitié de s’intéresser à cette histoire.
www.litteratureaudio.com
Une très bonne nouvelle : depuis le 18 mars, vous pouvez écouter et télécharger gratuitement mon premier ouvrage « Les Deux Bouts de la corde » sous format MP3. C’est avec un plaisir non dissimulé que j’offre en toute gratuité cette histoire, loin de tout aspect mercantile. J’ai réalisé moi même l’enregistrement. La version texte est aussi disponible.
Il suffit de se connecter sur l’excellent site
http://www.litteratureaudio.com/livres-audio-gratuits-mp3/tag/richard-keller-auteur
Beaucoup d’autres livres vous attendent. Une équipe dynamique, autour des donneurs de voix bénévoles, s’active pour vous proposer plus de 1000 enregistrements.
J’espère que cette initiative réjouira les adeptes de cette forme de lecture.
Monsieur Ferrat
Monsieur Ferrat
Depuis que tu es parti
Certains sont devenus tes amis
Ils revendiquent ta parenté
Ces pique-assiettes patentés
D’autres plus pudiques
Respectent ton éthique
Je n’étais pas de tes amis
Je ne sais par quelle alchimie
Brulant aux mêmes flammes
Hurlant aux mêmes drames
Juste prise de conscience
Tu nous remuais les sens
J’adore tes saisons
A aimer à perdre la raison
J’ai là dans un tiroir
Ecrits de ta main un soir
Quelques mots jetés
Reçus un matin d’été
Nulle relique épistolaire
Rien qu’un souvenir d’hier
Entre nuit et brouillard
Tu distillais ton art
Notre France a de l’attrait
Croquée sous tes traits
La montagne est triste
L’ailleurs attend l’artiste
Tu chantais à l’envie
Que c’est beau la vie
Merci d’être resté toi
Merci Jean l’ardéchois
Un nouveau chapitre...
J - 1
Le 18 mars...une belle surprise!!!
J - 1
Le 18 mars...une très belle surprise!!!
J - 1
Le 18 mars...une excellente surprise!!!
N'oubliez pas...
INTERVIEW SAVOIE LITTERATURE
Voici l'interview publié sur le site de Savoie Littérature au printemps 2009. Vous trouverez ici les clés et les explications à ma décision de prendre du recul en 2010...
Entretien avec Richard Keller
Richard Keller est un auteur savoyard. Son dernier roman, Les orages maléfiques, vient de paraître aux Éditions Volpilière et suscite déjà d’élogieuses critiques. L’occasion pour nous d’en savoir un peu plus sur cet écrivain prolixe…
Richard Keller, pourriez-vous revenir sur chacun de vos ouvrages et nous les présenter ?
En préambule je précise que chaque livre a été une aventure, une expérience exceptionnelle et unique, avec d’immenses satisfactions et quelques désillusions.
Mon premier ouvrage « Les deux bouts de la corde » publié à compte d’auteur en 2006, est celui qui m’a fait connaître, donc j’ai une affection particulière pour cette histoire. « Pendant la canicule de 2003, dans un hameau rural de l’Avant-pays savoyard, le facteur a très soif, il va trouver Toinette et Germain, des clients âgés, pendus chacun à un bout de la même corde. » Autour de cet épisode tragique je décris l’évolution des mentalités sur trois générations. Ce roman policier explore les côtés noirs de la vie paisible de ses héros. Au-delà des descriptions champêtres, je me suis attaché à la psychologie des personnages. C’est un livre avec les qualités et les défauts d’un premier roman.
Avec « Chat perché » édité lui aussi à compte d’auteur en 2007, je persiste et signe. Je fais intervenir les mêmes gendarmes en les confrontant à une situation totalement différente. « Mélanie une vieille dame qui donne à manger aux chats du quartier a disparu. Elle va être retrouvée morte dans son rocking-chair avec deux chats empaillés posés sur ses genoux, trente-deux seront découverts dans l’appartement. » Ici aussi l’intrigue est tordue, la ville ancienne de Chambéry m’a inspiré pour le décor, mais contrairement à certains collègues auteurs j’ai fait le choix de ne pas citer le nom de la ville. De mes cinq ouvrages édités, c’est celui pour lequel j’ai effectué le plus de recherches, tant sur les races félines que sur la taxidermie, le trésor de Conques, Confucius et la Chine. Paradoxalement ce n’est pas ce qu’a retenu le lecteur.
A partir de mon troisième ouvrage « Une fleur dans un champ d’herbes » sorti en 2008 et édité à compte d’éditeur, j’ai trouvé en quelque sorte ma voie. L’écriture est devenue plus dépouillée tout en s’attardant davantage sur l’exploration des sentiments. Le plus important n’étant plus de trouver le meurtrier mais de travailler la profondeur des personnages. Dans ce roman l’humain prime avant tout. « En Normandie, Aurélie va préparer le goûter de son fils de sept ans Benjamin. L’enfant ne viendra pas, il a disparu. Au même moment dans cette Savoie qui nous est chère, un berger s’apprête à partir pour sa saison d’alpage. Avec des problématiques différentes, les deux histoires vont se dérouler en parallèle pour un dénouement à Noël en Savoie ». Le col de la Madeleine et le petit village de Celliers m’ont inspiré. Les protagonistes se doutent qu’ils vivent la fin d’un mode de vie, c’est inéluctable. Le loup, la sécheresse, les promeneurs sont les révélateurs de l’agonie de ce monde pastoral…
« Le huitième soleil » édité lui aussi à compte d’éditeur en 2008 marque définitivement la rupture. Certains ont adoré alors que d’autres n’ont pas adhéré. Les lecteurs qui avaient aimés mes deux premiers ouvrages n’ont pas retrouvé la même structure, le propos flirtait avec la science-fiction et le surréalisme. Ils n’attendaient pas cela de moi. Pourtant à l’instar de ma chanteuse préférée « Olivia Ruiz », je ne veux pas me cantonner à répéter la même chose. J’aurai pu m’installer dans ce rôle d’auteur de terroir, ce n’est pas le parcours que j’ai choisis.
« Rodrigue a vingt-cinq ans, il a passé sa jeunesse dans des institutions pour autistes. Plutôt inadapté on décèle ses capacités musicales, il a l’oreille absolue. Pianiste reconnu, il va vivre une relation destructrice avec une animatrice TV. Ils iront incognito au carnaval de Venise et tout va basculer. Interné, il noircira des cahiers, échangeant avec l’expatrié, son double ou quelqu’un venu d’ailleurs ? Avec une seule obsession, le rejoindre au pays du 8eme soleil. ».
Mon roman le plus étrange, mais probablement celui dans lequel j’offre le plus de clés à mes lecteurs. Ici la vérité n’est pas forcément dans les mots, les non-dits et les silences interpellent.
Enfin est arrivé ce cinquième ouvrage qui vient de voir le jour, « Les orages maléfiques », est sorti fin mars 2009, publié aussi à compte d’éditeur.
C’est celui dans lequel j’ai exprimé au mieux ma sensibilité. Ici les sentiments sont omniprésents, ils habillent les héros de ce roman.
« « Il » a soixante ans et a tout perdu. Son désespoir et sa soif de vivre vont l’amener sur les lieux où il s’est rendu avec son épouse. Sous forme de carnet de voyage, je vais décrire les combats de ce cœur meurtri contre « Les orages maléfiques ». Dans ce voyage au pays des âmes, j’ai choisi de montrer les peurs, les errances et les doutes d’un citoyen du monde. Les protagonistes de cette histoire nous montrent leur chemin, ils tracent les voies de l’espérance nous envoyant en pleine face les fléaux de notre humanité. Chacun à sa manière apporte sa contribution à la reconstruction sur d’autres bases. S’il n’y avait que deux mots à retenir dans ce livre, ce serait : HUMANITE et SENTIMENTS ».
Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre parcours d’écrivain ?
Un regard très lucide, le monde littéraire c’est un peu DALLAS et son univers impitoyable, j’y reviendrai plus loin. Concernant l’évolution personnelle, je suis un homme heureux. Je suis entré là par hasard, j’ai vu de la lumière et je suis resté. J’ai été édité, assez facilement je dois dire, cinq livres à ce jour. Je réalise un rêve de gosse, à plus de soixante balais ce n’est pas banal. Et je fais de merveilleuses rencontres, j’ai lié de nouvelles amitiés et découvert un milieu dont j’ignorais tout il y a cinq ans. J’ai beaucoup progressé et j’espère progresser encore longtemps, ce qui laisse à penser que ma marge d’amélioration est considérable…
Je suis conscient d’avoir été un privilégié, nombre d’auteurs galèrent pour trouver un éditeur sans y parvenir. Dans ce milieu, l’auteur est à la fois le maillon fort et faible. Fort car c’est lui le créateur, l’inventeur. Faible car dans cette chaîne du livre il est tributaire du bon vouloir de tous les autres acteurs. A commencer par l’éditeur qui peut-être quelqu’un de sublime ou d’insignifiant voire malhonnête (oh combien d’exemples). L’opacité dans laquelle travaille la plupart des maisons permet toutes les audaces. Il suffit pour ça de lire les écrits de l’excellent auteur Paul DESALMAND (Le Pilon) pour être édifié. Les diffuseurs distributeurs eux aussi profitent du système en instaurant un quasi racket auprès des petits éditeurs. Quand aux libraires, bien peu aujourd’hui méritent encore ce nom, l’obsession de l’argent a transformé ce métier en grande surface du livre, reléguant les auteurs débutants ou inconnus aux fonds de rayons proches des retours pour invendus. Enfin lorsque vous avez surmonté victorieusement tous les obstacles précédents, il reste l’Olympe à atteindre tout là haut. Ce sommet où se trouve le lecteur, aura-t-il envie de lire Richard KELLER, là est la question, lui seul pourra répondre. C’est pour lui que l’auteur aligne ses mots en cohorte, pour être lu encore et encore.
Est-ce que désormais, l’écriture tient une place quotidienne dans votre vie ?
Oui, c’est mon moteur. C’est devenu une belle histoire d’amour, mais c’est une maîtresse exigeante qui s’incruste au plus profond de votre vie. Elle prend de plus en plus de place parfois au détriment d’une activité sociale plus harmonieuse. Tiens je l’avoue c’est une drogue, une douce addiction.
À quels moments écrivez-vous ? L’écriture répond-t-elle à des rituels ou des dispositions particulières ?
J’écris surtout le matin, cela peut déborder sur l’après-midi, l’inspiration me guide. Des rituels ? Oui lorsque l’histoire tourne en rond je consulte les augures et je tourne autour de ma chaise en sens inverse. Je regarde marcher les fourmis, ça me permet de trouver la bonne direction…je plaisante bien entendu. Pour faire plus sérieux, je mets rarement de la musique lorsque je suis en phase d’écriture, parfois du jazz. Pour me détendre je fais une partie de dames sur Internet, ça m’aide à réfléchir, à trouver le bon mot.
D’autres projets en cours d’écriture ?
Plein de projets, il va me falloir encore sept vies pour espérer accomplir toutes mes envies littéraires. J’ai trois romans qui sont terminés : un polar noir tiré d’une nouvelle, un thriller rural, un roman plus intime, et je suis dans les derniers chapitres d’une histoire qui aborde deux sujets : une rencontre qui n’a jamais eu lieu entre un homme et une femme, et la différence d’âge dans un couple (25 ans dans ce roman). J’ai aussi envie de m’essayer avec une amie illustratrice à un livre pour enfants (pour mes petites filles).
Quel regard portez-vous sur le paysage éditorial en Pays de Savoie : salons du livre, dédicaces, événements littéraires, etc. ? Quelles carences et quels atouts ?
Je préfère observer et donner mon point de vue. Concernant les salons du livre, je pense connaître un peu le sujet puisque j’en pratique beaucoup. Ici le constat est facile, je ne citerai pas de nom, il appartient à chaque organisateur de faire sa propre analyse. Simplement, il y a des salons où les auteurs, le public et les professionnels se sentent bien. Ils en existent où l’auteur n’est pas le centre d’intérêt de l’organisation, ceux là sont plus préoccupés par leur égo que par la réussite de la manifestation. Puisque vous m’amenez sur ce terrain, je vous citerai le cas du salon du livre que j’ai organisé avec mon amie Nathalie TOURNIER. Nous avons focalisé nos efforts uniquement dans deux directions : la communication et la différence. Le succès a été au rendez-vous, cela nous donne envie de continuer.
Pour les dédicaces, ici le bas blesse. Peu de librairies jouent le jeu avec les auteurs savoyards et je ne ménage pas mon propos : c’est affligeant. C’est affligeant de se voir reconnu par ses pairs et que les libraires se sentent aussi peu impliqués avec les auteurs vivant à côté de chez eux. Aucun effort n’est fait en ce sens. Il est affligeant de constater que des éditeurs acceptent de prendre un risque avec vos écrits en les publiant à compte d’éditeur et que les libraires eux n’essayent pas de promotionner ou de donner suite. Peut-être parce-que les maisons d’éditions ne sont pas savoyardes !!!Mais mon petit doigt me dit qu’il en est de même pour des éditeurs locaux…
Les événements littéraires sont nombreux en Pays de Savoie, il nous reste à mettre en place le salon de l’Avant-pays savoyard, nous nous y employons.
Vous me demandez de parler des carences, j’ai déjà parlé des libraires, je ne vais pas insister davantage. Il faut revoir la politique de Savoie Biblio, à commencer par la communication. Un auteur savoyard doit pouvoir avoir un interlocuteur attentif dans cet organisme. Je m’en suis entretenu avec Hervé GAYMARD lors du salon du livre à Domessin. Savoie Biblio doit évoluer, avoir un lien fort avec les associations et sociétés d’auteurs, notamment la Société des Auteurs Savoyards à laquelle j’appartiens. Il me parait logique que ces deux entités puissent collaborer et travailler en harmonie, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Et surtout ne pas faire cet amalgame simpliste de croire que seul le compte d’éditeur mérite l’aval des décideurs. Des auteurs célèbres ont choisi le compte d’auteur ou l’auto édition, ce n’est pas une tare. Seule la qualité des écrits doit primer lors d’une prise de décision à condition qu’un comité de lecture objectif et indépendant soit constitué. Je n’ai plus envie de m’entendre dire : je n’accepte que les livres bien écrits, à la question qu’avez-vous lu de moi la réponse a été RIEN : sans commentaire.
Les atouts sont nombreux, je peux parler de ce que je connais le mieux : La Savoie. Hervé GAYMARD Président du Conseil Général est un passionné de livres. Il est disposé à user de toute son influence pour amener certaines mentalités à avancer dans le bon sens. Savoie Biblio est un outil formidable pour la promotion des talents savoyards. La Société des Auteurs Savoyards créée par une poignée de pionniers il y a presque vingt ans doit en être l’un des vecteurs, la vitrine, le tremplin et la passerelle entre les auteurs et le monde du livre. Il existe quelques manifestations vivantes, les règles du jeu concernant leur subventionnement devront évoluer. Des initiatives voient le jour un peu partout, la création de ce blog y participe, il faut rassembler les bonnes volontés. Une dynamique est en marche.
Je terminerai sur un vœu, celui de considérer que toutes les formes de livres ont leur place en Pays de Savoie. La littérature est plurielle, le terroir doit pouvoir côtoyer la Science-fiction, la poésie et le policier doivent se donner la main, l’autobiographie et le roman sans oublier l’historique, le récit, le témoignage ou l’essai, et la BD, j’en oublie probablement, bref tout cela s’appelle la diversité… Au lecteur de faire son choix.
Merci à vous tous.
http://www.savoie-litterature.com
LE CLOWN...
Le Clown…
Le souffle court le vieux clown solitaire
s’en retournait dans l’ombre. Il aurait souhaité continuer ses tours de piste,
et finir là, entouré du public pour terminer son parcours la tête dans les
étoiles. Est-ce le cirque qui ne voulait plus de lui ? Est-ce lui qui ne voulait
plus jouer ? Bien malin celui qui possédait la réponse.
Pourtant, en quelques années il
avait mis au point quelques numéros appréciés du public. Donnant sans compter
de sa personne, chaque nouveau chapiteau lui insufflait un regain de jeunesse.
Il voyait bien les jeunes loups agités se bousculer au pied du grand escalier
de la gloire. Peu lui importait que de réussir sa nouvelle prestation, il y
croyait.
Au fil des ans il avait tissé un
réseau d’amitiés au sein de la grande famille, magiciens, trapézistes,
jongleurs, dresseurs et contorsionnistes savouraient sa compagnie.
Les galoches en éventail, il
regagnait sa loge, des larmes coulaient sur son maquillage. Le clown venait de
rater son dernier spectacle. Il ne se
retournait pas, sourd aux quolibets, il venait de fermer ses écoutilles,
étranger dans un milieu qui n’était plus le sien.
Assis devant la glace, il
regardait ce visage, jadis élastique, aujourd’hui figé dans son expression de
lassitude. Le coton imbibé, n’arrivait
pas à ôter son maquillage. Dans ces circonstances il enviait ses collègues au cœur
sec, insensibles aux bassesses du circuit.
A chaque nouvel engagement il
avait dû faire ses preuves, se plier aux volontés du boss, se convaincre plus
que convaincre. Quelques spectacles plus tard, l’évidence venait l’aveugler. Chaque
petit cirque périclitait, il ne tenait que par quelques artifices comptables et
des paiements rangés souvent aux oubliettes.
Il vivait sa passion, ces quelques
avatars ne remettaient pas en cause sa détermination. Le spectacle avant tout. Il
refusait l’évidence, son plaisir gommait tous les obstacles
Les projecteurs éteints, seul un
rai de lumière blafarde subsistait au pied d’une porte. De l’autre côté, le
vieux clown réfléchissait, il pensait à ce monde moderne qu’il côtoyait de
temps à autre. Un monde qu’ils nommaient FB, ça lui faisait trop penser au show-biz.
La performance ne résidait pas dans la profondeur des sentiments, mais dans le
nombre d’amis virtuels. Ils les collectionnaient comme les enfants
thésaurisaient les billes dans ses années de jeunesse. Ce jeu ne l’amusait plus,
il apparentait cette virtualité qui s’auto- congratulait à la méthode Coué,
chacun applaudissant au moindre propos.
Il se remémorait chaque numéro présenté,
le vieux clown avait un sourire las. Il réalisait qu’il n’y avait pas de
hasard. Il reconstituait tout doucement un détail, puis un autre.
Au creux de ses rides coulait l’ingratitude,
se répandant sur ses joues glabres.
Il peaufinait depuis des mois un
nouveau projet. Il envisageait d’intituler ce spectacle « Je tire ma révérence »…J’ai
peur qu’il ne reste inachevé…
La lumière s’éteignit, les ténèbres
enveloppèrent le chapiteau…





