04 juillet 2009
NEE UN 4 JUILLET
Petit message personnel à une amie...
Née un quatre juillet
Tu n’étais que quelques lignes
Quelques mots sur un clavier
Le mois pouvait être janvier
Tu tapais et alignais les signes
L’oiseau et le renard argenté
Tel aurait pu être le titre
Mais moi le vieux pitre
Par ton verbe fus enchanté
Qu’importe l’horloge du temps
Il me suffit de ton sourire
Beau miroir où se mirent
L’éclat de tes printemps
L’amitié ce bien précieux
Nous protège et nous arme
Tu brûles d’une flamme
Qui illumine tes yeux
Facétie du calendrier
C’est ton anniversaire
Pour toi ces humbles vers
Amie du quatre juillet
Ma besace cherche les mots
Mon cœur pioche au bonheur
Amour plaisir à toute heure
Plus qu’un vœu un cadeau
02 juillet 2009
MERCI POUR TOUT...
Depuis longtemps, dans sa campagne, il en rêvait. De la littérature et de ses secrets. Puis un jour, avant que la neige ne s’installe durablement dans sa chevelure, il s’était lancé. Naïf comme l’est un poète, au point d’écouter les flatteurs de tous poils, il croyait avoir mis au monde un chef d’œuvre. Il se lança à corps perdu dans l’aventure, avec tout son cœur et son énergie. Oh il avait payé le prix fort pour devenir un auteur publié. Dans l’euphorie du premier roman, il en publia un second, qu’il négocia à un cout plus raisonnable. Grisé par l’aventure, il écrivait beaucoup. Il toucha même mille euros de droits la première année. Espérant de plus beaux lendemains, il signa enfin un contrat à compte d’éditeur, c’était l’aboutissement de ses ambitions, il devenait un écrivain. Il allait conquérir le public. Il trouvait bien le comportement du responsable un peu bizarre, se disant que c’était la loi du genre. Puis le premier éditeur oublia de s’acquitter des droits d’auteur, il n’avait pas que ça à faire disait-t-il ! Un de ses amis, éditeur, voulait absolument publier son quatrième ouvrage, devant ce tapis rouge il céda. Entre temps la maison prétendument sérieuse lui proposa un contrat pour son cinquième roman. Elle claironna même qu’il s’agissait de son coup de cœur de l’année. Tout allait bien me direz-vous…oui sauf que ! À ce jour un arriéré d’environ mille-deux-cent euros subsiste pour les deux premiers livres. Face au comportement schizophrène de son interlocuteur, il a demandé à rompre les contrats avec la seconde boutique, qui a accepté pour le second et refusé pour le premier, sous prétexte qu’il restait deux-cents exemplaires en stock…Bien entendu les droits d’auteurs ne sont pas liquidés, oui. Et cerise sur le gâteau, cette maison ayant pignon sur rue a gommé comme par enchantement l’ouvrage de son catalogue…comprenne qui pourra ! À moins qu’il ne s’agisse d’une maintenance des différents sites Web ! Maintenance importante puisqu’elle dure depuis prés de deux mois !
Il aimait cette vie littéraire, c’était sa passion, mais que le milieu était dur. Je l’ai rencontré la semaine dernière, la neige n’était pas que dans sa chevelure, mais aussi dans son cœur. Il m’a raconté brièvement son dernier avatar d’écrivain. Il venait de recevoir une lettre de son ami qui lui payait ses droits d’auteur sur son quatrième roman et aussi lui signifiait la fin de son contrat d’édition…Ainsi va la vie au pays de Levy, Musso, Houellebecq, Nothomb et Gavalda…
Un matin, j’ai appris la nouvelle, il avait fait un grand tas dans sa maison, il avait rassemblé tous les livres, les siens et ceux des autres. Il s’était rendu à la Poste, avait acheté trois timbres. Je présume qu’il s’était rendu ensuite à la station service la plus proche. Je vous raconte ça, car la suite je la suppose. Profitant de l’absence de son épouse, il a arrosé les bouquins d’essence et s’est aspergé aussi.
Lorsque je l’ai vu, j’ai détourné la tête, de son corps calciné ses yeux semblaient intacts, l’artiste fixait les cieux. Je ne pouvais plus rien faire pour lui, il avait rejoins ses pairs au paradis des poètes. Pour un médecin, un tel aveu est terrible. J’ai reçu son épouse à mon cabinet, la pauvre femme m’a avoué ne pas avoir vu venir le vent. Elle m’a révélé qu’elle venait de recevoir une lettre d’une maison d’édition proposant à son époux un contrat pour un nouveau roman. Malgré le nom prestigieux de l’officine, elle s’était empressée de détruire cette correspondance.
J’ai appris par la suite la teneur et les destinataires des enveloppes où il avait collé les timbres. Chaque éditeur défaillant reçu la sienne. Un simple bristol avec trois mots : MERCI POUR TOUT…
29 juin 2009
Un site qui parle que de moi...oui ça existe et c'est ci-dessous :
http://www.richardkeller.sitew.com

Au pied des dunes...
Un petit texte pour un soir d'insomnie...
AU PIED DES DUNES
A la croisée des routes
Lorsque s’étend l’ombre
Les pensées sombres
Courbé l’homme doute
Depuis trop longtemps
D’amours de hasard
En filles aux yeux hagards
Il consomme le temps
Tanguent ses tristes nuits
Aux relents avinés
Leurs faces ravinées
Meublent son ennui
Les nuages se déchirent
D’un croissant de lune
S’éclairent les dunes
Parvient l’écho d’un rire
Elle rie à gorge déployée
Surprenant Pierrot fatigué
Un dernier cri pour le narguer
Silence au pays des noyées
Corps échoués main dans la main
Hagards ils se regardent vivants
Un frisson dans le vent
Leurs pas avancent vers demain
Timide le soleil éclaire la plage
La vague se meurt sur les galets
L’amour coquin a pris le relais
Ce matin s’ouvre une autre page
27 juin 2009
DEDICACE ESPACE CULTUREL SUPER U
Une photo prise à l'Espace Culturel SUPER U de Pont de Beauvoisin...
De belle rencontres, dans un tout nouveau lieu qui, je n'en doute pas, attirera un public avide de Culture...


Merci à Mado, Virginie, Nolwenn, Amandine, Margot, Giuseppe, Monique, Lola, Nathalie, Martine, Morgane, Dominique, Nicole, Marc, Louise, Laurence et à toutes celles et ceux dont j'ai oublié le prénom…j'espère qu'ils me pardonneront...
20 juin 2009
Les Orages Maléfiques
L'été frappe à notre porte...
Pour celles et ceux qui cherchent un ouvrage à savourer à l'ombre les doigts de pieds en éventail...je vous propose du dépaysement, de l'évasion, des sentiments ...Bref je fais ma pub pour mon petit dernier...
Bonnes vacances et surtout "VIVE LA LECTURE"...

17 juin 2009
D'UNE VIE A L'AUTRE

Moi aussi je viens de terminer « D’une vie à l’autre » de mon amie Marie-Laure BIGAND. Je ne vais pas vous parler du roman, car Elisabeth en a fait une critique exemplaire, elle a dit et écrit tout ce que je pense de cet ouvrage. Je vais donc vous parler de l’auteur, Marie-Laure je te rassure, je ne dévoilerai pas tout.
Nos routes se sont croisées en 2005, nous errions sur un forum littéraire, puis sur un autre. Début d’une amitié, commencement d’un parcours d’écrivain qui nous a amené dans la même maison d’édition. Quelques péripéties plus tard, nous sommes édités dans deux maisons différentes mais avec deux éditrices amies et non concurrentes…
Marie-Laure, c’est la douceur personnifiée, c’est la discrétion, c’est la diplomatie et bien d’autres choses. Elle sait vous réconforter par un petit mot gentil sans jamais s’imposer, c’est une présence réconfortante.
Sa vie est son jardin secret, avec des fleurs et parfois des épines. Elle m’a entrouvert la porte, tout en laissant une grande partie d’ombre. Mais c’est aussi pour cela que je suis fier de la compter parmi mes amis.
Voici le
retour de lecture d’Elisabeth MOZZANINI :
Les vacances
ont du bon !
Bien entendu il y a les destinations de rêves, les plages, les piscines à
débordement, le ciel d’un bleu limpide… le calme, l’oubli du temps… J’en fais
trop là ?
Mais surtout il y a quelque chose que j’adore par-dessus tout, c’est de pouvoir
emmener des livres attendus durant un certain temps pour décupler le plaisir de
la lecture.
Aujourd’hui je me suis donc installée sur un énorme transat vers 11 heures...
Plein soleil, crème solaire, coupe de champagne, piscine chantante derrière mon
épaule et j’ai commencé « D’une vie à l’autre » de Marie-Laure Bigand publié
chez Laura Mare…
Bien mal m’en a pris puisque 5 heures plus tard (oui, j’ai tout de même
effectué quelques plongeons pour me rafraîchir…) je suis couverte de taches de rousseur
mais aussi de coups de soleil !
Ah bravo Marie-Laure, ce roman je n’ai pas pu le lâcher, et lire d’une traite
quelques 300 pages en ignorant tout du reste du monde c’est limite un
enlèvement !
Il faut que je vous avoue que j’ai lu les deux premiers livres de Marie-Laure,
que je la connais, que je l’aime beaucoup, que je l'admire énormément. D’où la
difficulté ensuite de parler des ouvrages si l’on n’a pas aimé. En général
quand je n’aime pas, je n’en parle qu’à l’intéressé, c’est plus simple !
Donc ce troisième ouvrage, (je ne compte plus toutes les publications de
nouvelles disséminées un peu partout…), relate l’histoire de plusieurs destins
liés par un concours de circonstances et un secret. Il me sera difficile de ne
pas trop en dévoiler mais je vais faire attention car en plus de l’originalité
de l’histoire, la plume est délicate et page après page on se délecte des
sentiments, des peurs, des douleurs, on cherche l’espoir… On le cherche page
après page…
Clarisse et Emilie, deux des personnages principaux, vivent leurs vies sans se
connaître, heureuses puis assombries par des maux bien plus forts que tout
elles vont malgré elles sceller un lien à jamais.
L’amour des siens, frère, sœur, parent, amants, enfants peut nous amener à
commettre bien des actes étranges. Ces deux femmes vont subir de plein fouet ce
que l’amour peut abîmer ou faire faire…
Une promesse et la vie bascule.
Il y a des deuils plus difficiles à faire que d’autres… Mais quand en plus la
vie vous joue des tours, difficile alors de croire encore au hasard…
Improbable, énigmatique, fascinant, troublant et tellement touchant… Voici
quelques mots qui me viennent à l’esprit lorsque je pense à « D’une vie à
l’autre ».
Un roman en trois parties qui se dévore littéralement ! Est-ce que je dois
avouer que c’est l’ouvrage de Marie-Laure que je préfère ? Sans aucun doute !
Elle fait partie de ces auteurs dont on attend avec impatience le prochain
livre, son imagination, son style, tout n’est que pur plaisir !
Si vous n’avez pas encore choisi votre prochaine lecture je ne peux que vous
recommander cet ouvrage ! J’ajoute que l’éditrice : Laura Mare a fait un
travail d’identité visuelle superbe et que ses livres sont des délices ! Une
bien belle collaboration que celle de ces deux femmes pour qui j'ai beaucoup
d'estime.
"D'une vie à l'autre" chez Laura Mare éditions.
ISBN 9782918047063
Prix : 19,50 euros
http://editions.lauramare.com/
11 juin 2009
VENT DE SABLE
L’inspiration déserte mes mots
L’ombre grise cerne ma plume
Nuit de glace nuit sans lune
Le vent triste agite les rameaux
Je force ma nature insoumise
Vague mourante écume amère
Je pose une ligne éphémère
A marée basse elle se retire
Papier froissé l’humeur vacille
Plume et mots se recueillent
Le cri désemparé de la feuille
Déchire mon tympan sensible
Enfuies les envolées lyriques
Le besogneux prend la place
Puis renonce de guerre lasse
Musicien égaré sans musique
J’attends les vents du large
Un souffle une tempête
Ils redonneront vie au poète
Équilibriste sur son nuage
10 juin 2009
VILLA MIRANDA
Eh oui, les bonnes choses sont à consommer avec modération…enfin presque. Après une quinzaine dans la Sardaigne profonde, me voici de retour. Beaucoup de choses à dire lorsqu’on reprend contact avec le quotidien. Quelques soucis domestiques, et autres contrariétés qui ne méritent pas de s’y s’attarder…Ainsi va la vie, cela me rappelle la formule attribuée je crois à Serge Gainsbourg : « La connerie est la décontraction de l’intelligence ». Vu sous cet angle, force est de constater que les gens doté d’un QI élevé sont légions, bon passons la dessus.
Pour prolonger un peu mes vacances, je vous conseille le site de Miranda. Cette amoureuse de son pays a restaurée et transformée sa maison en chambres et tables d’hôtes. Et alors me direz-vous ? C’est que cette passionnée vous propose autre chose qu’une table et un lit…
Premier prix de la cuisine sarde, elle vous mitonne de l’authentique, son riz au safran, son agneau au romarin, et bien d’autres plats, sont un enchantement du palais. Vos papilles chantent, vos yeux pétillent avec le vin gorgé de soleil de son époux Italo, sans oublier la culture du melon sec par le fils Ivanho.
Bref, un coucher de soleil à la villa Miranda est un cadeau du ciel.
La maitresse de maison s’intéresse beaucoup à la culture et à l’artisanat de sa région, elle pourra vous proposer des activités ou des ballades hors des sentiers battus.
Voici le lien pour accéder à son blog, oui je sais il est en italien, mais avec les traducteurs c’est un jeu d’enfant de lire et écrire.
http://villamirandaturismorurale.blogspot.com/
D’ici quelques temps une version multi langues sera proposée.
Ah j’oubliai de vous dire que le rapport qualité/prix est exceptionnel.

23 mai 2009
QUELQUES VACANCES...

PLUME DE COEUR 2009
CHANTAL DAUMONT...
Plume de coeur 2009 de la Société des Auteurs Savoyards, je vous conseille son site...
Bravo Chantal pour cette récompense bien méritée.
http://www.chantaldaumont.com/
22 mai 2009
CONTES & LEGENDES DU CONGO
J’ai rencontré Marc KOUTEKISSA sur un salon ou nous présentions nos ouvrages. L’homme discret m’a séduit, il m’a présenté avec sobriété les ouvrages de sa maison d’édition. Journaliste et auteur français d’origine congolaise, Marc a entrepris un travail intéressant sur la mémoire africaine. L’Afrique, continent de tradition orale possède des milliers de contes et légendes souvent contés sous les arbres à palabres. Il en existe autant de versions que de citoyens, Marc sélectionne les récits qui lui semblent les plus représentatifs pour les offrir à nos regards. Ce sont des bijoux, où la naïveté le dispute à la profondeur. Parfois on retrouve des histoires que Jean de la Fontaine aurait pu signer, à d’autres occasions cela ressemble davantage à des contes pour enfants. Il y a toujours une morale empreinte de sagesse et le méchant est toujours puni.
J’ai passé un bon moment au sein de ces contrées lointaines que je ne connais pas et j’avoue que ça m’a donné envie d’en apprendre davantage sur mes amis africains.
Merci Marc pour ce moment d’évasion, pour cette fraîcheur des savanes à l’ombre des manguiers…
KOUTEKISSA Marc
CYR Editions
Le mot...
Le mot ?
![]()
Je
cherche sur ma feuille blanche
Depuis
des heures là je planche
A
la recherche du mot précieux
Pour
vaincre un mal pernicieux
Je
crois l’avoir trouvé dans l’instant
Mais
mon choix est encore hésitant
J’aimerais
sortir de l’ordinaire
Exhiber
un joyau de vocabulaire
Rien
n’y fait je tourne en rond
J’attends
comme le vigneron
Que
la récolte soit à maturité
Ou
comme femme la maternité
Surmonter
les affres de la création
Badiner
et s’offrir une récréation
Longue
est l’attente de la délivrance
On
est au stade de l’espérance
Et
soudain un éclair de génie
Une
découverte capitale que je bénis
Mon
cœur au diapason de ma plume
Esprit
et neurônes qui fument
Mon
mot je le sens bien en bouche
Oui
çà peut vous paraître louche
Point
besoin d’inspiration pour ce tour
Je le susurre et le chante c’est l’amour
Un sourire...
Un sourire…
Un
sourire au coin des lèvres
C’est
le début d’une aventure
L’autre
découvrant sa nature
Impuissant
désir qui enfièvre
En
timidité un sourire figé
On
n’ose pas et c’est déjà trop
Tourner
les talons au petit trot
Partir
vite ailleurs se diriger
Il
est des sourires plus francs
Qui
illuminent les berceaux
Joie
des jeunes arbrisseaux
Bonheur
innocent de l’enfant
Complicité
et sourire tendre
Amour
ou amitié c’est selon
Une
mimique qui en dit long
Braises
chaudes sous la cendre
Comme
l’éclair sourire furtif
De
ceux qui gardent le voile
Devant
aucun ne se dévoile
Leur
immense besoin affectif
Plus
religieux le sourire béat
Dispensé
tout benoîtement
Dans
le calme délicatement
Il
est prôné par l’épiscopat
Le
sourire poli plus laïque
Souvent
en forme de dédain
Loge
dans le mépris mondain
L’homo
sapiens est archaïque
Sourires
au coin de tes lèvres
Promesses
de beaux jours
Chauds
et ardents à l’amour
J’en meurs de mille fièvres
19 mai 2009
Feux d’artifices
La
foule se presse dans la nuit
Un
bruit sourd de tonnerre
Tremblent
les gens et la terre
L’espoir tout en haut luit
Venu le temps du sacrifice
Main dans la main médusés
Lorsque décollent les fusées
Ma belle quel feu d'artifice
On écarquille les yeux
Le rose monte aux prunelles
A travers cent mille étincelles
Ce soir d’été sera joyeux
Dans
la pénombre des cendres
Lorsque
s’assombrit l’eau
Là
au milieu des bravos
L’amour est au plus tendre
Et puis mouillé est le pêtard
Celui là a fait long feu
Mais eux ils sont heureux
En costume de fêtards
Ah la belle jaune
Oh la belle bleue
n se pique au jeu
Si bien qu’on est aphone
Assis
face à la lune
Les
amoureux sont en émotion
Ils
traversent des sensations
L’amour cherchant fortune
Soudain surgit un arc en ciel
Le son d’une cavalcade
Qui se transforme en pétarade
Aux couleurs du soleil
Des parcelles jaillissent en myriades
Une pluie sous la fontaine
Tient les spectateurs en haleine
Un moment fort de la parade
Finis
les feux de bengale
C’est
la fin du banquet
Tant
attendu le bouquet
En apothéose sera final
18 mai 2009
MASTICATION
Mastication…
Proposé par
l’AEL & le Collectif Culturel Avant Pays Savoyard
Voilà un titre qui pourrait
laisser notre imagination vagabonder vers un tout autre sujet que celui de la
pièce interprétée par la compagnie girondine Duodélire…cela aurait pu s’intituler « Mémoires d’outre-tombe, A tombeau ouvert ou Le dialogue des
morts vivants »
Plantons donc le décor :
Un village de moyenne montagne aux confins du massif de Chartreuse et de l’Avant-Pays Savoyard. Vous êtes au village de LA BAUCHE. Le soleil couchant darde de ses derniers rayons le clocher et le cimetière communal posé à flanc de colline, un bel endroit pour l’éternité.
Un maire dynamique et courageux qui ose ouvrir ces lieux en permettant par le biais du théâtre de faire revivre les défunts. Merci à Roger VILLIEN et à son équipe municipale.
Quelques dizaines de spectateurs dubitatifs dans l’attente du spectacle.
Enfin quatre comédiens prêts à nous emmener dans ce voyage improbable.
L’histoire se déroule de nos jours, elle pourrait s’intituler « Chroniques de mon village », tellement les propos tenus par nos acteurs défunts sonnent juste, tellement ils touchent du doigt les joies et les peines de la vie. Chacun s’exprime en résumant un peu de son existence terrestre et sa fin, il y a de l’émotion, du rire et une approche insolite de l’au-delà.
Cette pièce, tirée de l’œuvre de Patrick KERMANN, adaptée et interprétée par Jean-Marc DRUET et Muriel BOUILLAUD, est jubilatoire car les morts ont beaucoup à nous dire…avec le franc parler de leur époque…Le gardien accordéoniste du cimetière ( Christophe LASNIER) invite le public à le suivre dans un parcours tantôt cocasse ou émouvant…La jeune fille jouée par Frédérique DEMOURS est touchante dans sa folie…Un moment rare auquel j’ai assisté, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec l’excellent ouvrage de mon ami parisien Stéphane NOLHART « Je ne vous voyais pas comme ça ». Ce roman traite aussi de la mort, c’est le combat que se livrent la mort et la médecine depuis l’origine de l’humanité à nos jours. Et bien franchement, lorsque des romanciers et des gens de théâtre osent s’attaquer à un tabou de notre société, vous voyez ça autrement.
Saluons cette initiative qui, dans le respect absolu des lieux et de ceux qui y reposent, a amené le théâtre et la culture au plus près du public.

Muriel BOUILLAUD & Jean-Marc DRUET La Bauche (Savoie)
contact@duodelire.net
12 mai 2009
OMBRES ET CONTRE VENTS
Voici un joli site poétique, aucune hésitation, "Ombres et Contre Vents" vous propose un voyage au pays des poètes...
http://ombrescontrevents.hautetfort.com/
du plaisir à savourer à l'ombre d'une brise printanière...
11 mai 2009
Interview sur le site ACTUALITES LITTERAIRES EN PAYS DE SAVOIE
Voici l'interview accordé à ce nouveau site...
Actualités littéraires en Pays de Savoie
Toute l’actualité littéraire en Pays de Savoie
Entretien avec Richard Keller
Richard Keller est un auteur savoyard. Son dernier roman, Les orages maléfiques, vient de paraitre aux Éditions Volpilière et suscite déjà d’élogieuses critiques. L’occasion pour nous d’en savoir un peu plus sur cet écrivain prolixe…

Richard Keller, pourriez-vous revenir sur chacun de vos ouvrages et nous les présenter ?
En préambule je précise que chaque livre a été une aventure, une expérience exceptionnelle et unique, avec d’immenses satisfactions et quelques désillusions.
Mon premier ouvrage « Les deux bouts de la corde » publié à compte d’auteur en 2006, est celui qui m’a fait connaitre, donc j’ai une affection particulière pour cette histoire. « Pendant la canicule de 2003, dans un hameau rural de l’Avant-pays savoyard, le facteur a très soif, il va trouver Toinette et Germain, des clients âgés, pendus chacun à un bout de la même corde. » Autour de cet épisode tragique je décris l’évolution des mentalités sur trois générations. Ce roman policier explore les côtés noirs de la vie paisible de ses héros. Au-delà des descriptions champêtres, je me suis attaché à la psychologie des personnages. C’est un livre avec les qualités et les défauts d’un premier roman.
Avec « Chat perché » édité lui aussi à compte d’auteur en 2007, je persiste et signe. Je fais intervenir les mêmes gendarmes en les confrontant à une situation totalement différente. « Mélanie une vieille dame qui donne à manger aux chats du quartier a disparu. Elle va être retrouvée morte dans son rocking-chair avec deux chats empaillés posés sur ses genoux, trente-deux seront découverts dans l’appartement. » Ici aussi l’intrigue est tordue, la ville ancienne de Chambéry m’a inspiré pour le décor, mais contrairement à certains collègues auteurs j’ai fait le choix de ne pas citer le nom de la ville. De mes cinq ouvrages édités, c’est celui pour lequel j’ai effectué le plus de recherches, tant sur les races félines que sur la taxidermie, le trésor de Conques, Confucius et la Chine. Paradoxalement ce n’est pas ce qu’a retenu le lecteur.
A partir de mon troisième ouvrage « Une fleur dans un champ d’herbes » sorti en 2008 et édité à compte d’éditeur, j’ai trouvé en quelque sorte ma voie. L’écriture est devenue plus dépouillée tout en s’attardant davantage sur l’exploration des sentiments. Le plus important n’étant plus de trouver le meurtrier mais de travailler la profondeur des personnages. Dans ce roman l’humain prime avant tout. « En Normandie, Aurélie va préparer le goûter de son fils de sept ans Benjamin. L’enfant ne viendra pas, il a disparu. Au même moment dans cette Savoie qui nous est chère, un berger s’apprête à partir pour sa saison d’alpage. Avec des problématiques différentes, les deux histoires vont se dérouler en parallèle pour un dénouement à Noël en Savoie ». Le col de la Madeleine et le petit village de Celliers m’ont inspiré. Les protagonistes se doutent qu’ils vivent la fin d’un mode de vie, c’est inéluctable. Le loup, la sècheresse, les promeneurs sont les révélateurs de l’agonie de ce monde pastoral…
« Le huitième soleil » édité lui aussi à compte d’éditeur en 2008 marque définitivement la rupture. Certains ont adoré alors que d’autres n’ont pas adhéré. Les lecteurs qui avaient aimés mes deux premiers ouvrages n’ont pas retrouvé la même structure, le propos flirtait avec la science-fiction et le surréalisme. Ils n’attendaient pas cela de moi. Pourtant à l’instar de ma chanteuse préférée « Olivia Ruiz », je ne veux pas me cantonner à répéter la même chose. J’aurai pu m’installer dans ce rôle d’auteur de terroir, ce n’est pas le parcours que j’ai choisis.
« Rodrigue a vingt-cinq ans, il a passé sa jeunesse dans des institutions pour autistes. Plutôt inadapté on décèle ses capacités musicales, il a l’oreille absolue. Pianiste reconnu, il va vivre une relation destructrice avec une animatrice TV. Ils iront incognito au carnaval de Venise et tout va basculer. Interné, il noircira des cahiers, échangeant avec l’expatrié, son double ou quelqu’un venu d’ailleurs ? Avec une seule obsession, le rejoindre au pays du 8eme soleil. ».
Mon roman le plus étrange, mais probablement celui dans lequel j’offre le plus de clés à mes lecteurs. Ici la vérité n’est pas forcément dans les mots, les non-dis et les silences interpellent.
Enfin est arrivé ce cinquième ouvrage qui vient de voir le jour, « Les orages maléfiques », est sorti fin mars 2009, publié aussi à compte d’éditeur.
C’est celui dans lequel j’ai exprimé au mieux ma sensibilité. Ici les sentiments sont omniprésents, ils habillent les héros de ce roman.
« « Il » a soixante ans et a tout perdu. Son désespoir et sa soif de vivre vont l’amener sur les lieux où il s’est rendu avec son épouse. Sous forme de carnet de voyage, je vais décrire les combats de ce cœur meurtri contre « Les orages maléfiques ». Dans ce voyage au pays des âmes, j’ai choisi de montrer les peurs, les errances et les doutes d’un citoyen du monde. Les protagonistes de cette histoire nous montrent leur chemin, ils tracent les voies de l’espérance nous envoyant en pleine face les fléaux de notre humanité. Chacun à sa manière apporte sa contribution à la reconstruction sur d’autres bases. S’il n’y avait que deux mots à retenir dans ce livre, ce serait : HUMANITÉ et SENTIMENTS ».
Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre parcours d’écrivain ?
Un regard très lucide, le monde littéraire c’est un peu DALLAS et son univers impitoyable, j’y reviendrai plus loin. Concernant l’évolution personnelle, je suis un homme heureux. Je suis entré là par hasard, j’ai vu de la lumière et je suis resté. J’ai été édité, assez facilement je dois dire, cinq livres à ce jour. Je réalise un rêve de gosse, à plus de soixante balais ce n’est pas banal. Et je fais de merveilleuses rencontres, j’ai lié de nouvelles amitiés et découvert un milieu dont j’ignorais tout il y a cinq ans. J’ai beaucoup progressé et j’espère progresser encore longtemps, ce qui laisse à penser que ma marge d’amélioration est considérable…
Je suis conscient d’avoir été un privilégié, nombre d’auteurs galèrent pour trouver un éditeur sans y parvenir. Dans ce milieu, l’auteur est à la fois le maillon fort et faible. Fort car c’est lui le créateur, l’inventeur. Faible car dans cette chaîne du livre il est tributaire du bon vouloir de tous les autres acteurs. A commencer par l’éditeur qui peut-être quelqu’un de sublime ou d’insignifiant voire malhonnête (oh combien d’exemples). L’opacité dans laquelle travaillent la plupart des maisons permet toutes les audaces. Il suffit pour ça de lire les écrits de l’excellent auteur Paul DESALMAND (Le Pilon) pour être édifié. Les diffuseurs distributeurs eux aussi profitent du système en instaurant un quasi racket auprès des petits éditeurs. Quand aux libraires, bien peu aujourd’hui méritent encore ce nom, l’obsession de l’argent a transformé ce métier en grande surface du livre, reléguant les auteurs débutants ou inconnus aux fonds de rayons proches des retours pour invendus. Enfin lorsque vous avez surmonté victorieusement tous les obstacles précédents, il reste l’Olympe à atteindre tout là haut. Ce sommet où se trouve le lecteur, aura-t-il envie de lire Richard KELLER, là est la question, lui seul pourra répondre. C’est pour lui que l’auteur aligne ses mots en cohorte, pour être lu encore et encore.
Est-ce que désormais, l’écriture tient une place quotidienne dans votre vie ?
Oui, c’est mon moteur. C’est devenu une belle histoire d’amour, mais c’est une maitresse exigeante qui s’incruste au plus profond de votre vie. Elle prend de plus en plus de place parfois au détriment d’une activité sociale plus harmonieuse. Tiens je l’avoue c’est une drogue, une douce addiction.
À quels moments écrivez-vous ? L’écriture répond-t-elle à des rituels ou des dispositions particulières ?
J’écris surtout le matin, cela peut déborder sur l’après-midi, l’inspiration me guide. Des rituels ? Oui lorsque l’histoire tourne en rond je consulte les augures et je tourne autour de ma chaise en sens inverse. Je regarde marcher les fourmis, ça me permet de trouver la bonne direction…je plaisante bien entendu. Pour faire plus sérieux, je mets rarement de la musique lorsque je suis en phase d’écriture, parfois du jazz. Pour me détendre je fais une partie de dames sur Internet, ça m’aide à réfléchir, à trouver le bon mot.
D’autres projets en cours d’écriture ?
Plein de projets, il va me falloir encore sept vies pour espérer accomplir toutes mes envies littéraires. J’ai trois romans qui sont terminés : un polar noir tiré d’une nouvelle, un thriller rural, un roman plus intime, et je suis dans les derniers chapitres d’une histoire qui aborde deux sujets : une rencontre qui n’a jamais eu lieu entre un homme et une femme, et la différence d’âge dans un couple (25 ans dans ce roman). J’ai aussi envie de m’essayer avec une amie illustratrice à un livre pour enfants (pour mes petites filles).
Quel regard portez-vous sur le paysage éditorial en Pays de Savoie : salons du livre, dédicaces, événements littéraires, etc. ? Quelles carences et quels atouts ?
Je préfère observer et donner mon point de vue. Concernant les salons du livre, je pense connaitre un peu le sujet puisque j’en pratique beaucoup. Ici le constat est facile, je ne citerai pas de nom, il appartient à chaque organisateur de faire sa propre analyse. Simplement, il y a des salons où les auteurs, le public et les professionnels se sentent bien. Ils en existent où l’auteur n’est pas le centre d’intérêt de l’organisation, ceux là sont plus préoccupés par leur égo que par la réussite de la manifestation. Puisque vous m’amenez sur ce terrain, je vous citerai le cas du salon du livre que j’ai organisé avec mon amie Nathalie TOURNIER. Nous avons focalisé nos efforts uniquement dans deux directions : la communication et la différence. Le succès a été au rendez-vous, cela nous donne envie de continuer.
Pour les dédicaces, ici le bas blesse. Peu de librairies jouent le jeu avec les auteurs savoyards et je ne ménage pas mon propos : c’est affligeant. C’est affligeant de se voir reconnu par ses pairs et que les libraires se sentent aussi peu impliqués avec les auteurs vivant à côté de chez eux. Aucun effort n’est fait en ce sens. Il est affligeant de constater que des éditeurs acceptent de prendre un risque avec vos écrits en les publiant à compte d’éditeur et que les libraires eux n’essayent pas de promotionner ou de donner suite. Peut-être parce-que les maisons d’éditions ne sont pas savoyardes !!!Mais mon petit doigt me dit qu’il en est de même pour des éditeurs locaux…
Les évènements littéraires sont nombreux en Pays de Savoie, il nous reste à mettre en place le salon de l’Avant-pays savoyard, nous nous y employons.
Vous me demandez de parler des carences, j’ai déjà parlé des libraires, je ne vais pas insister davantage. Il faut revoir la politique de Savoie Biblio, à commencer par la communication. Un auteur savoyard doit pouvoir avoir un interlocuteur attentif dans cet organisme. Je m’en suis entretenu avec Hervé GAYMARD lors du salon du livre à Domessin. Savoie Biblio doit évoluer, avoir un lien fort avec les associations et sociétés d’auteurs, notamment la Société des Auteurs Savoyards à laquelle j’appartiens. Il me parait logique que ces deux entités puissent collaborer et travailler en harmonie, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Et surtout ne pas faire cet amalgame simpliste de croire que seul le compte d’éditeur mérite l’aval des décideurs. Des auteurs célèbres ont choisi le compte d’auteur ou l’auto édition, ce n’est pas une tare. Seule la qualité des écrits doit primer lors d’une prise de décision à condition qu’un comité de lecture objectif et indépendant soit constitué. Je n’ai plus envie de m’entendre dire : je n’accepte que les livres bien écrits, à la question qu’avez-vous lu de moi la réponse a été RIEN : sans commentaire.
Les atouts sont nombreux, je peux parler de ce que je connais le mieux : La Savoie. Hervé GAYMARD Président du Conseil Général est un passionné de livres. Il est disposé à user de toute son influence pour amener certaines mentalités à avancer dans le bon sens. Savoie Biblio est un outil formidable pour la promotion des talents savoyards. La Société des Auteurs Savoyards créée par une poignée de pionniers il y a presque vingt ans doit en être l’un des vecteurs, la vitrine, le tremplin et la passerelle entre les auteurs et le monde du livre. Il existe quelques manifestations vivantes, les règles du jeu concernant leur subventionnement devront évoluer. Des initiatives voient le jour un peu partout, la création de ce blog y participe, il faut rassembler les bonnes volontés. Une dynamique est en marche.
Je terminerai sur un vœu, celui de considérer que toutes les formes de livres ont leur place en Pays de Savoie. La littérature est plurielle, le terroir doit pouvoir côtoyer la Science-fiction, la poésie et le policier doivent se donner la main, l’autobiographie et le roman sans oublier l’historique, le récit, le témoignage ou l’essai, et la BD, j’en oublie probablement, bref tout cela s’appelle la diversité… Au lecteur de faire son choix.
Merci à vous tous.

Découvrez le blog de Richard Keller : http://livresemois.canalblog.com/
08 mai 2009
LES EXILEES... ...PASSE SIMPLE


Voilà un livre que ne regrette pas d’avoir lu.
Après son recueil de nouvelles « Ni noir ni blanc » Angela Della Torre récidive et de fort belle manière.
Son nouvel ouvrage « Les exilées…passé simple » nous conte une tranche de vie, celle qui voit tout basculer par la sottise des hommes.
Les femmes sont là témoins, victimes, actrices d’une histoire qui les dépasse. J’ai abordé ce livre avec un « apriori », celui d’avoir la énième chronique des années de guerre. C’est plus que cela, la force de ces femmes, leur abnégation et aussi leur volonté d’aller de l’avant malgré la dure loi du destin.
Le plaisir était au rendez-vous, j’aurai aimé rester avec Angela et sa famille plus longtemps. Cette plume de sang et d’amour m’a séduit, j’espère qu’il en sera de même pour vous.
« Les exilées… …passé simple » chez Pietra LIUZZO éditions
![]()
05 mai 2009
Commentaire de lecture "Les orages maléfiques"
Les retours de lecteurs commencent à me parvenir, voici celle de Pierre GEMME Auteur Jeunesse :
J'ai adoré ton livre Richard, une écriture splendide, des émotions à fleur de peau, et des paysages que j'ai pu revisiter parfois. Merci pour cet excellent moment de lecture et de souvenirs. Et content de t'avoir vu à Bonneville. A bientôt j'espère. Amicalement
" Entrez
dans ce livre et vous n'en ressortirez pas indemne. Il s'agit d'une
musique rythmée par les pluies de mousson, scandée par des rencontres
bouleversantes au gré des temples, des plages et des rizières. Il y a
de la joie, de la tendresse, de la mort et surtout de l'amour, beaucoup
d'amour. Entrez et laissez-vous, comme je l'ai fait, bercer par ce
chant envoûtant qui parfois vous remue tellement."
Pierre GEMME
Richard Keller, à 21:45 le 4 mai
:)) on dirait que c'est toi qui a écrit ce livre tellement ton résumé sonne juste à mes oreilles...
Je suis heureux et confus...merci...


